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La communauté chrétienne partage l’inquiétude du peuple algérien
Alger, 14 avril (APIC) L’incertitude est grande en Algérie après l’annonce mercredi du retrait de six candidats à l’élection présidentielle, à la veille du scrutin, pour protester contre le favoritisme des institutions en faveur du candidat soutenu par le pouvoir, Abdelaziz Bouteflika, et dénonce ""l’opération de fraude". La stupéfaction est de mise dans les milieux chrétiens d’Alger.
La toute petite communauté chrétienne, qui mettait beaucoup d’espoir dans "les pas irréversibles vers le pluralisme démocratique" représentés par cette élection qualifiée récemment encore de "pluraliste" par l’archevêque d’Alger, Mgr Henri Teissier, partage tout simplement l’inquiétude du peuple algérien face à un avenir très incertain.
"Ce n’est pas le sort de la petite communauté chrétienne en tant que telle qui est en jeu, mais bien celui de tout le peuple algérien...S’il n’y a pas de nouveaux rebondissements et de changements dans les heures qui viennent, et si M. Bouteflika arrive au pouvoir au premier tour dans la situation actuelle, cela risque de déclencher des choses graves dans le pays", a confié mercredi à l’APIC une source à l’archevêché d’Alger qui a requis l’anonymat.
"A cette heure-ci, en fin d’après-midi, on ne sait même pas encore si l’élection aura bien lieu demain...En tout cas, s’il n’y a plus qu’un seul candidat en lice et qu’il prenne tout de même les commandes du gouvernement, nous ne savons pas quelles en seront les conséquences. On va peut-être avoir des manifestations de rue et des magasins incendiés, comme on l’a déjà connu dans le passé. C’est assez inquiétant!". Si les autorités algériennes maintiennent les élections dans les circonstances actuelles, les six candidats appellent pour vendredi à des manifestations pacifiques dans toutes les villes du pays. (apic/bbc/be)