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Le bien commun au coeur des débats
Chartres, 6 octobre 2008 (Apic) Une quarantaine d’auditeurs, étudiants, professionnels, chefs d’entreprises, théologiens et économistes, provenant de différents pays d’Europe, ont débattu à Chartres du 18 au 21 septembre de la pensée chrétienne en matière sociale.
Les quelque quinze intervenants ont insisté sur la nécessité d’une réflexion éthique face à la mondialisation et aux questions qui en découlent. Les participants ont eu l’occasion d’aborder les principes éthiques au travers de six modules thématiques: personne humaine, couple et famille, communauté politique, propriété privée, vie économique et bien commun. Chaque module se divisait en trois parties: l’enseignement, l’application et un témoignage, afin de concrétiser les thèmes débattus, de trouver des clés, voire des solutions pour résoudre les difficultés de notre temps.
Le bien commun
Il a été notamment question du bien commun et de son implication dans la vie publique et économique; le bien commun est la véritable clé de voûte de l’enseignement social chrétien. Un des sujets qui a fait l’objet de débats animés est le travail. Souvent considéré comme pénible et punitif, le travail est pourtant, du point de vue chrétien, un bien pour l’homme. Il peut contribuer, s’il est géré de façon responsable, au développement de la personne humaine en offrant un partage des tâches qui rapproche les individus de classes sociales différentes et concourt à la paix, s’il est réalisé dans un juste équilibre des revenus, des compétences et des possibilité de chacun et non comme un asservissement physique ou intellectuel. Les auditeurs ont pu apprécier l’esprit du travail à la lecture des magnifiques vitraux et sculptures de la cathédrale de Chartres.
Avec le perfectionnement des technologies, le recours aux ressources de l’éthique va se poser de plus en plus. Le travail doit avoir la priorité sur les autres moyens de production et l’équilibre entre travail et capital est aujourd’hui un des éléments clé de l’éthique qui justifie une réflexion en profondeur dans le cadre des formations professionnelles.
Rappel de la subsidiarité
Autre sujet développé: l’engagement public. Les valeurs morales chrétiennes (vérité, égalité, justice, amour), dont découlent les droits de l’homme, donnent un sens à notre vie et sont essentielles dans la conduite de l’action politique. Le principe de la subsidiarité, qui vise à privilégier le niveau inférieur d’un pouvoir de décision aussi longtemps que le niveau supérieur n’est pas capable ou obligé d’agir, limite la toute puissance de l’Etat. Il assure le respect de la diversité et des identités. On peut le considérer comme un antidote à la globalisation.
Les organisateurs, l’Association Internationale pour l’Enseignement Social Chrétien et la Fondation suisse Ethique et Art dressent un bilan très positif de cette première expérience qui sera renouvelée l’année prochaine, vu l’intérêt manifesté par les participants. Les exposés peuvent être consultés sur le site www.ethique-et-art.org. (apic/com/js)