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Série de rencontres romaines pour l’ex-otage en Colombie
Rome, 25 août 2008 (Apic) L’ex-otage franco-colombienne Ingrid Betancourt sera reçue en audience par Benoît XVI le 1er septembre 2008, a-t-on indiqué au Vatican le 25 août.
Libérée le 2 juillet dernier après plus de 6 ans de captivité aux mains des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), Ingrid Betancourt sera reçue par le pape avec certains de ses proches lors d’une visite de plusieurs jours en Italie. La rencontre aura lieu au palais apostolique de Castel Gandolfo, à une trentaine de kilomètres au sud de Rome. A l’issue de cette audience, elle rencontrera la presse à Rome.
A peine libérée, l’ex-otage des Forces armées révolutionnaires de Colombie avait fait savoir qu’elle souhaitait rencontrer Benoît XVI. Des sources vaticanes avaient alors confirmé que le pape était disposé à répondre au "désir compréhensible et noble" de l’ex-otage, affirmant qu’elle serait reçue en audience dès que les engagements du pape le permettraient.
Lors de son séjour en Italie, dès le 31 août au soir, Ingrid Betancourt rencontrera des membres de la communauté de Sant’Egidio, à Rome, et l’ancien maire de la capitale italienne, Walter Veltroni. Dans l’après-midi du 1er septembre, après sa rencontre avec le pape puis les journalistes, elle visitera la basilique Saint-Pierre et la chapelle Sixtine au Vatican.
Le lendemain, 2 septembre, elle sera reçue par le président de la République italien, Giorgio Napolitano, puis par le maire de Rome, Gianni Alemanno. Le lendemain, elle passera la journée à Florence, ville dont elle sera faite citoyen d’honneur.
La libération d’Ingrid Betancourt, le 2 juillet dernier, avait été immédiatement jugée au Vatican comme une "bonne nouvelle" et comme "un signe positif pour la liberté de tous les otages" ainsi que pour "la réconciliation" en Colombie. Le Saint-Siège avait par ailleurs indiqué avoir fait parvenir à Ingrid Betancourt un télégramme de félicitation, sans pour autant en dévoiler le contenu.
Déjà avec la mère
Le 6 février dernier, Benoît XVI avait rencontré au Vatican Yolanda Pulecio, la mère d’Ingrid Betancourt, au terme de son audience générale. "Je prie pour cette jeune femme et je connais bien la situation difficile dans laquelle elle se trouve", lui aurait alors affirmé Benoît XVI.
La foi semble avoir pris peu à peu une place plus importante dans la vie d’Ingrid Betancourt au fil de sa captivité. A son arrivée dans la capitale colombienne, Bogotá, l’ex-otage avait en premier lieu voulu "remercier Dieu et la Vierge" en priant sur le tarmac de l’aéroport. "Dieu nous a fait ce miracle, ceci est un miracle", avait-elle aussi affirmé immédiatement après sa libération. (apic/imedia/ami/pr)