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Beaucoup trop d’armes circulent librement
Bujumbura, 10 août 2002008 (Apic) Le nombre d’assassinats enregistrés au Burundi par la Ligue Iteka, organisation burundaise de défense des droits de l’homme, a augmenté de façon inquiétante, franchissant la barre des 1’000 cas entre 2007 et le premier semestre de l’année courante.
Lors de la présentation à la presse de son dernier rapport, la Ligue Iteka a précisé avoir recensé l’an dernier 641 meurtres et 537 cas de torture commis par des policiers, des militaires et des rebelles.
En 2008, le nombre des personnes tuées s’élèverait déjà à 409 et celui des personnes torturées à 301, dont 212 par des policiers, 30 par des soldats et 59 par des fonctionnaires publics. La plupart des assassinats, selon l’organisation sise à Bujumbura, sont ciblés et découlent de règlements de compte, d’actes de banditisme ou de controverses sur la propriété foncière.
D’autres cas seraient en revanche attribués aux rebelles du Front national de libération (Fnl) - visant essentiellement les représentants des autorités - ainsi qu’aux forces gouvernementales et aux services secrets, qui prennent pour cible "toute personne soupçonnée à tort ou à raison d’appartenir aux Fnl".
La Ligue Iteka souligne par ailleurs que le climat d’insécurité est alimenté par le grand nombre d’armes qui se trouvent encore entre les mains de la population. Selon les chiffres fournis par l’organisation, sur 100’000 armes détenues par les civils, héritées de la guerre, seules 5’000 auraient été remises aux autorités. En 2006, la Ligue Iteka avait enregistré 567 meurtres. (apic/misna/pr)