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Une organisation catholique s’inquiète
Ouagadougou, 27 novembre 2007 (Apic) L’Organisation catholique pour le développement et la solidarité (OCADES) de l’Eglise du Burkina-Faso s’inquiète des conséquences pour les populations rurales, du déficit pluviomètrique enregisitré dans le pays.
Dans un document signé de son secrétaire exécutif, l’abbé Isidore Ouédraogo, et publié sur le site internet de l’Eglise du Burkina (www.eglisedu burkina.org), l’Organisation catholique pour le développement et la solidarité OCADES, indique que les pluies se sont brutalement arrêtées à la mi-septembre, alors que les récoltes n’avaient pas encore atteint la maturité. Malgré tout, le gouvernement a annoncé le 7 novembre dernier, un excédent céréalier de plus de 700 mille tonnes pour l’ensemble du pays. L’OCADES en appelle à la prudence, estimant que les risques de difficulté alimentaire chez les paysans sont élevés. Inondations et sécheresse se succèdent.
En juillet et août, de fortes pluies sont tombées. Des maisons, des greniers et du bétail ont été emportés. Des champs inondés ou ensablés. Les semis ont été détruits ou retardé dans leur croissance par le trop plein d’eau. Le CONASUR (Comité national de secours d’urgence) fait état de 98 701 personnes sinistrées dont plus de la moitié sont des femmes et des enfants, 53 décès et 76 blessés, 1 772 greniers emportés et 18 500 maisons détruites
L’Organisation catholique pour le développement et la solidarité (OCADES) est un organisme de secours humanitaire créée en 1998 par la Conférence épiscopale du Burkina, par la fusion de la Caritas Burkina et du Bureau d’études et de liaison (BEL).
Les humanitaires devront surveiller la situation pour les mois à venir. Car, malgré l’optimisme du gouvernement, les populations sont confrontées "à la vraie réalité de leur déficit et se préparent à vivre des situations difficiles", déclare l’organisation humanitaire catholique. Les organisations humanitaires internationales, telles que l’UNICEF, le Programme alimentaire mondiale (PAM) ont déjà déclaré cinq régions du Burkina-Faso "en situation de malnutrition avancée pour des enfants, femmes enceintes et femmes allaitant". (apic/ibc/vb)