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Exhortation à l’union, à la réconciliation et au pardon réciproque
Rome, 1er juillet 2007 (Apic) Très attendue, la Lettre de Benoît XVI aux catholiques de Chine a été rendue publique le 30 juin. Elle est "une exhortation à l’union, à la réconciliation et au pardon réciproque".
Dans une note, le père Federico Lombardi, directeur du Bureau de presse du Saint-Siège. commente et explique la "Lettre du Saint-Père Benoît XVI aux évêques, aux prêtres, aux personnes consacrées et aux fidèles laïcs de l’Eglise catholique en République populaire de Chine".
Il souligne ainsi que "l’exhortation à l’union, à la réconciliation, au pardon réciproque est un des messages les plus intenses, qui parcourent tout le document".
Dans son message, Benoît XVI expose clairement "la nature caractéristique de la communauté ecclésiale et du rôle des évêques", qui "conduit nécessairement à toucher les points critiques de la nomination des évêques et de l’action des organismes d’Etat en Chine. Ceux-ci cherchant à réaliser dans la vie de l’Eglise en Chine des principes inconciliables avec la vision catholique, a ajouté le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège.
Distinguer entre la responsabilité des autorités chinoises et celle de l’Eglise
Pour lui, le pape cherche à expliquer "la distinction correcte entre les plans politique et religieux, entre les responsabilités des autorités civiles et celles de l’Eglise, et déclare avec confiance la disponibilité de l’Eglise au dialogue pour dépasser les incompréhensions et les points controversés". "Le chemin vers la normalisation des relations entre le Saint-Siège et la Chine n’est donc pas l’argument de cette lettre, mais sur le fond, leur développement positif à travers le dialogue, sur des problèmes concrets est clairement souhaité ", a-t-il expliqué.
Le père Lombardi a aussi souligné qu’il s’agissait d’un "document ample, explicite, public, qui dit à tous avec grande clarté et sérénité ce qu’est et ce que doit être la communauté de l’Eglise catholique qui vit dans le pays du monde le plus peuplé. Pays où il doit affronter "une situation difficile suite à des incompréhensions et des limitations, qui n’empêchent pas la vie et la croissance en pleine liberté".
Un ton plein de respect
"Le pape ne cherche de confrontation avec personne", a rappelé le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège. "Il ne prononce d’accusation vis-à-vis de personne, ni à l’intérieur, ni à l’extérieur de l’Eglise". Il conserve toujours un ton serein et plein de respect, même quand il doit se référer aux limites de la liberté, aux attitudes inacceptables, aux tensions internes à l’Eglise, a-t-il poursuivi.
"Toute la lettre se tourne vers une perspective très positive et riche d’espérance vers la croissance d’une Eglise qui soit pleinement chinoise et pleinement catholique", a affirmé le père Lombardi, soulignant que l’Eglise veut et peut être pleinement chinoise.
Le document de 57 pages est présenté en deux parties. Dans une première partie, Benoît XVI expose la situation de l’Eglise et des aspects théologiques. Dans la deuxième, il évoque les orientations de la vie pastorale en s’adressant plus particulièrement aux prêtres, aux communautés religieuses, mais aussi aux laïcs et aux familles. (apic/imedia/ms/vb)