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    Rome: Le pape appelle à la fraternité entre la France et l’Allemagne

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    A l’occasion du 90e anniversaire de la bataille de Verdun

    Rome, 12 novembre 2006 (Apic) Dans une lettre à Mgr François Maupu, évêque de Verdun (France), Benoît XVI a appelé la France et l’Allemagne à la fraternité et au pardon réciproque, le 11 novembre 2006, 88 ans après l’armistice qui a mis fin à la Première Guerre mondiale.

    A l’occasion de la commémoration des 90 ans de la bataille de Verdun, dans une lettre du pape datée du 26 octobre et rendue publique par le Bureau de presse du Saint-Siège le 11 novembre, Benoît XVI a invité l’Allemagne, la France et l’Europe à la solidarité.

    "Verdun, moment sombre de l’histoire du continent, doit rester dans la mémoire des peuples comme un événement à ne jamais oublier ni à ne jamais revivre. Il a invité Français et Allemands, et plus largement tous les Européens, à se tourner vers l’avenir et à fonder leurs relations sur la fraternité, la solidarité et l’amitié entre les peuples.

    "Puissent nos contemporains, en particulier les jeunes générations, tirer tous les enseignements de l’histoire, en s’appuyant sur les racines et les valeurs chrétiennes. Celles-ci ont largement contribué à façonner l’Europe des nations et l’Europe des peuples. Puissent-ils s’attacher à créer des liens de fraternité et de charité entre eux, pour le bien de tous et le développement des pays, prenant soin des plus pauvres et des plus petits", a-t-il poursuivi.

    "Je m’associe volontiers par la prière à toutes les personnes rassemblées, implorant de Dieu le don de la paix et le courage pour une concorde et une fraternité toujours plus intenses entre la France et l’Allemagne", a-t-il dit, Ajoutant que seuls la réconciliation et le pardon réciproque peuvent ouvrir à une paix véritable. "Il nous appartient aujourd’hui de faire en sorte que le sacrifice des hommes tombés sur les champs de bataille par amour pour leur patrie ne soit pas vain", a lancé Benoît XVI. Et telle est aujourd’hui la responsabilité des dirigeants, des peuples d’Europe et de toutes les nations, a-t-il conclu.

    Entre le 21 février et le 19 décembre 1916, la bataille de Verdun a vu mourir 163 000 soldats français et 143 000 soldats allemands. Cette bataille ne fut cependant pas l’affrontement le plus meurtrier de la Première Guerre mondiale. Mais elle a profondément marqué les esprits en raison des conditions atroces dans lesquelles se sont affrontés Allemands et Français sur un champ de bataille de moins de cent kilomètres carrés. Verdun est le symbole de l’enlisement, de la guerre à outrance, du matraquage incessant de l’artillerie, des assauts d’infanterie très coûteux en vies humaines pour quelques mètres de terrain pris à l’ennemi et aussitôt reconquis par une contre-attaque adverse. (apic/imedia/hy/vb)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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