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Une mission saluée par le patriarche maronite du Liban
Rome, 28 août 2006 (Apic) Alors que le patriarche maronite libanais, le cardinal Nasrallah Sfeir, remerciait les forces militaires internationales, notamment françaises et italiennes qui viennent "assurer la sécurité et la paix au Liban-Sud", le quotidien du Vatican dénonce le triomphalisme de la mission de paix italienne.
"L’Osservatore Romano" a jugé "surprenants" et "franchement inopportuns" les commentaires de certains hommes politiques italiens au sujet de la force de paix italienne qui s’apprête à débuter sa mission au Liban dans le cadre de la Force intérimaire des Nations unies (Finul). Dans son édition du 29 août 2006, le quotidien du Saint-Siège reprend ainsi les accusations de l’opposition italienne contre l’excès de triomphalisme du président du Conseil Romano Prodi.
Reprise des accusations de l’opposition italienne
Dans un court article, "L’Osservatore Romano" dénonce "l’emphase, voire le triomphalisme" affiché par le gouvernement. La mission de paix au Liban est "un moment délicat pour tout le pays au regard des nombreux problèmes de différente nature et des pièges qui se profilent à l’horizon", rappelle le quotidien.
"La mission s’annonce longue dans le temps et se présente de façon considérable du point de vue tant militaire que politique. Ainsi, il est souhaitable qu’elle soit abordée de façon responsable et sobrement", conclut le journal du Vatican. L’Italie a décidé d’accélérer son déploiement au Liban Sud. 5 unités navales, dont le porte-avions Garibaldi, appareilleront le 29 août. 1000 commandos d’élite, parachutistes et fusiliers marins devraient ainsi débarquer le 1er septembre à Naqoura, au Liban Sud. Ils seront suivis de 1800 autres d’ici au mois d’octobre. Fin février 2007, son contingent à terre pourrait atteindre 3500 hommes, soit la moitié des effectifs engagés par les Européens.
Fort du crédit et des relations construites pendant sa présidence de l’Union européenne de 1999 à octobre 2004, Romano Prodi a multiplié les initiatives dans la crise libanaise. Le point de départ a été la conférence ministérielle sur le Proche-Orient, le 25 juillet à Rome, qui a servi de rampe de lancement au cessez-le-feu sur le terrain. Tout au long du mois d’août, le président du Conseil italien a multiplié les contacts avec les autres chefs européens, contribuant à forger un consensus.
Romano Prodi veut maintenant faire fructifier la visibilité qu’il vient tout juste d’acquérir sur la scène internationale. Son ministre des Affaires étrangères, Massimo D’Alema, revendique aussi pour l’Italie un siège à la table de négociations avec l’Iran, arguant du fait que son pays en est le principal partenaire commercial avec l’Allemagne et qu’il entretient personnellement de bonnes relations avec le Hezbollah. (apic/imedia/com/be)