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    Suisse: Toujours plus de personnes assistées: 3% de la population

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    Pour la première fois, des résultats nationaux sur l’aide sociale

    Neuchâtel, 15 mai 2006 (Apic) Les résultats présentés lundi 15 mai par l’Office fédéral de la statistique (OFS) et la Conférence des directeurs cantonaux de l’action sociale (CDAS) montrent le poids croissant des personnes assistées en Suisse: 3% de la population résidant en Suisse vit de l’aide sociale (2004).

    Les statistiques présentées par l’Office fédéral de la statistique (OFS) et la Conférence des directeurs cantonaux de l’action sociale (CDAS) montrent que 3% de la population, soit 220’000 personnes, vivent de l’aide sociale. Presque la moitié des bénéficiaires provient des villes. Plus de 40% sont étrangers.

    Les retraités ne recourent pratiquement pas à l’aide sociale

    Première statistique fédérale réalisée d’après les chiffres de tous les cantons, cette étude révèle que les jeunes adultes représentent la catégorie la plus représentée. Les retraités ne recourent pratiquement pas à l’aide sociale.

    Près de la moitié des personnes assistées vivent dans les villes alors que ces dernières ne comptent que 29% de la population résidante du pays, a indiqué l’OFS. Le taux des personnes vivant de l’aide sociale est monté en moyenne à 5% dans les villes alors qu’il n’est que de 1,6% dans les communes rurales.

    6% de la population des villes à l’aide sociale

    Les cinq plus grandes villes du pays (Zurich, Genève, Berne, Lausanne et Bâle), qui comptent chacune plus de 100’000 habitants, enregistrent une proportion de 6% de leur population à l’aide sociale. Les chefs-lieux de cantons comme Fribourg, Lausanne, Delémont, Zurich, Coire et St-Gall présentent également des taux supérieurs à la moyenne.

    Au niveau des cantons, le chiffre le plus élevé se trouve à Bâle-Ville, où 6,5% de la population est à l’aide sociale. Les cantons de Vaud, Neuchâtel, Zurich, Genève, Berne et Fribourg sont également au- dessus de la moyenne nationale.

    Le risque de dépendre de l’aide sociale est quatre fois plus élevé pour une famille monoparentale que pour la moyenne des ménages. En 2004, ces familles représentent plus de 20% des cas. Les étrangers sont également surreprésentés. Ils sont 43,7% à vivre de l’aide sociale tandis que les personnes de nationalité suisse sont 56,3% à recevoir cette aide. Plus la part d’étrangers dans un canton est élevée, plus l’aide sociale y est importante constate l’OFS. Seul le Tessin fait exception à cette règle.

    Un salaire insuffisant

    Il n’y a pas besoin d’être au chômage pour devoir recourir à l’aide sociale. Selon l’étude, 28,4% des gens touchant l’aide sociale sont actifs professionnellement. Leurs revenus ne suffisent pas à couvrir les dépenses. 46,4% d’entre eux n’ont pas fait ou pas fini de formation professionnelle. Toutefois, 5,6% sont au bénéfice d’une formation supérieure.

    Environ la moitié des ménages soutenus par l’aide sociale en sont totalement dépendants. (apic/ofs/vb)

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