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Impliqué dans une transaction immobilière favorable à Israël
Jerusalem, 1er mai 2005 (Apic) Des heurts entre des fidèles et la police se sont produits près de l’Eglise du St Sépulcre à Jerusalem, samedi 30 avril. Les manifestants ont essayé d’empêcher la participation du patriarche grec orthodoxe Irénée Ier à la Pâque orthodoxe.
Des manifestants ont tenté d’empêcher le patriarche grec orthodoxe Irénée Ier de participer à la cérémonie pour la célébration de la Pâque orthodoxe près de l’Eglise du St Sépulcre à Jerusalem. Ils entendaient mettre en lumière le rôle du patriarche dans une controverse à propos de la vente de bâtiments.
En effet, selon l’ex-gestionnaire du patriarcat grec orthodoxe, le patriarche de Jérusalem, Mgr Irénée Ier, aurait secrètement approuvé la vente d’immeubles à des investisseurs juifs pour se dédouaner auprès d’Israël, ainsi que le rapporte le quotidien israélien Haaretz.
"Le patriarche voulait se dédouaner auprès des autorités israéliennes, montrant ainsi qu’il ne soutenait pas les Palestiniens et l’Organisation de libération de la Palestine", a déclaré au quotidien Haaretz l’ex-fondé de pouvoir, Nikos Papadimas, parti précipitamment à l’étranger.
Le gouvernement israélien n’avait reconnu officiellement Irénée Ier comme patriarche grec orthodoxe de Jérusalem qu’en janvier 2004, soit deux ans et demi après sa nomination, lui reprochant d’être pro-palestinien.
Les deux bâtiments, un hôtel et le bâtiment voisin de l’hôtel Petra, également vendu, se trouvent près de la porte de Jaffa de la Vieille ville, dans la partie orientale de la ville conquise par Israël en 1967 et annexée. Selon Haaretz les fonds auraient même pu être fournis par l’Etat d’Israël, compte tenu de l’importance des sommes engagées.
Le journal émet l’hypothèse que le but de l’opération pourrait être de " relier le quartier juif de la Vieille ville à Jérusalem ouest, sans que l’Etat n’apparaisse lié à la transaction pour ne pas susciter des protestations internationales".
Le gouvernement grec a implicitement appelé le 30 mars au départ du patriarche, une démission déjà réclamée par l’Autorité palestinienne.
Le patriarcat de Jérusalem, fondé en 451 par le concile de Chalcédoine, possède des biens fonciers, en Israël, en Cisjordanie, en Jordanie et dans les pays voisins. Ces propriétés font l’objet de nombreuses convoitises. (apic/bbcnews/ag/vb)