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Une organisation implantée en France grâce un Suisse
Nancy, 7 mars 2005 (Apic) Les Témoins de Jéhovah se sont vus refuser un permis de construire par la municipalité de Deyvillers (Vosges). L’organisation religieuse a déposé déposé un recours à Nancy.
Devant le refus de la mairie de Deyvillers (Vosges) de leur délivrer un permis de construire pour une "salle du Royaume" de 1’500 places, les Témoins de Jehovah ont déposé un recours devant le tribunal administratif de Nancy. La population du village s’était récemment mobilisée contre le projet d’installation des Témoins de Jéhova.
Le refus du permis de construire a été motivé par "des raisons techniques". Vendredi 4 mars, date limite du recours légal, l’organisation a présenté un recours pour annuler la décision du maire devant le tribunal administratif de Nancy, a indiqué un porte-parole de l’organisation, en Lorraine.
Les habitants de Deyvillers, un village de 1’400 habitants près d’Epinal, craignent "le phénomène sectaire et ses dangers". Ils ont lancé des pétitions et organisé des manifestations pour contrer la future venue des des Témoins de Jéhovah dans leur village.
Le Suisse Adolf Weber essaime en France
Le fondateur des Témoins de Jéhovah et un Anglais, Charles Taze Russell. L’activité des Témoins de Jéhovah en France remonte à la fin du XIXe siècle. En 1891, des publications bibliques sont traduites en français. Peu après, Adolf Weber, venu de Suisse, commence à prêcher dans les pays francophones et à faire paraître dans les journaux et les revues des annonces proposant des publications permettant d’étudier la Bible. Élie Thérond, entre autres, qui habite Beauvène, dans l’Ardèche, fonde en 1905, le premier dépôt de publications bibliques en France. D’autres groupes sont bientôt organisés dans l’Hexagone.
Vers la fin de 1920, l’oeuvre pour les publications bibliques est placée sous la direction du Bureau central européen, à Berne. L’adoption du nom Témoins de Jéhovah en 1931 donne une nouvelle impulsion à la prédication. La Seconde Guerre mondiale cause de grandes difficultés aux Témoins de Jéhovah de France. Bon nombre de ceux qui vivent dans l’est du pays sont envoyés dans des camps de concentration. (apic/ag/vb)