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Nouvelle exposition au Vatican
Rome, 7 mars 2005 (Apic) L’Immaculée conception dans les oeuvres des grands maîtres, tel est le titre de l’exposition ouverte ces jours au Vatican, organisée pour le 150e anniversaire du dogme de l’Immaculée conception.
Cette grande exposition, dédiée à la Vierge, inaugurée ces jours derniers au Vatican dans l’aile de Charlemagne, regroupe plus de 100 oeuvres (peintures, sculptures, manuscrits, orfèvrerie, objets liturgiques et dévotionnels) sur une période s’étendant sur près de 1000 ans d’art occidental. L’exposition mise sur pied par la Commission pontificale pour les biens culturels de l’Eglise pour le 150e anniversaire de la proclamation du dogme de l’Immaculée Conception, invite à la contemplation de la beauté.
Mgr Mauro Piacenza, président de la Commission Pontificale concernée et de la Commission Pontificale d’Archéologie Sacrée, a confié l’agence Fides à Rome que "les biens culturels peuvent être définis comme un témoignage vivant de la tradition, de l’action de l’Eglise dans le monde afin de porter l’Évangile aux nations". Il ajoute que "pour l’Eglise, les expressions artistiques peuvent représenter un instrument privilégié de rencontre et de dialogue avec les générations contemporaines. Ces diverses expressions, qui toutes trouvent dans la beauté un langage universel et un fil conducteur pour accéder au sacré, représentent le trésor spirituel d’une culture".
L’art, témoignage du parcours de la foi
Depuis le temps de l’Eglise primitive, poursuit le président de la Commission pontificale pour les biens culturels de l’Eglise, les interventions ecclésiastiques dans le domaine de l’art sont innombrables. On peut remonter au Pape Zéphirin (199-217), qui confia la surintendance des catacombes de la via Appia au diacre Calixte, "préfigurant une oeuvre de conservation, d’embellissement iconographique et de soutien à l’inculturation de la foi", explique-t-il. Après la fin des persécutions, la période de reconstruction des grandes basiliques s’accompagna d’un débat sur les images sacrées.
Au moyen âge, toute l’Europe se transforma en un immense chantier de cathédrales. Pendant la Renaissance, les plus grands artistes s’efforcèrent de trouver de nouvelles solutions pour exprimer le sacré en l’intégrant à la grande tradition classique.
Aux siècles suivants, chaque génération s’efforce de laisser un signe de son parcours de foi, déclare Mgr Mgr Mauro Piacenza. Qui pense par ailleurs que les artistes ont "une grande responsabilité éthique": "Les artistes authentiques peuvent être comptés parmi les plus grands bienfaiteurs de l’humanité, car ils nourrissent ce qu’il y a de plus essentiel et de plus noble chez l’homme" (apic/fides/vb)