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Requête d’une mère de famille jugée irrecevable
Rome, 16 décembre 2004 (Apic) La Cour constitutionnelle d’Italie a décidé mercredi 15 décembre de ne pas remettre en cause les crucifix dans les écoles publiques. Elle se prononçait sur la requête d’une mère de famille d’origine finlandaise.
La requête de la mère de famille contestant le crucifix au mur d’une classe d’école fréquentée par son fils à Abano Terme, se fondait sur "le principe d’impartialité et de laïcité dans les écoles publiques italiennes".
Les juges ne se sont pas prononcés sur le fond - le crucifix est-il compatible avec la laïcité de l’Etat italien - et ont seulement jugé irrecevable la requête présentée, a indiqué l’agence italienne Ansa. En Italie, deux décrets datant des années 20 et confirmés dans une loi de 1984 autorisent la présence de symboles catholiques dans les écoles et stipulent que le crucifix est compatible avec la laïcité de l’Etat italien L’affaire avait été portée devant la Cour par le tribunal administratif de Venise, saisi par une mère de famille d’origine finlandaise, appartenant à la libre pensée, vivant près de Padoue. Cette dernière contestait le fait que l’école fréquentée par son fils, à Abano Terme, comporte un symbole religieux au mur, c’est-à-dire un crucifix
En prenant cette décision de non entrée en matière, la Cour constitutionnelle a voulu éviter de rallumer les passions qui s’étaient déchaînées à la fin de l’année 2003 quand un parent d’élève musulman, Adel Smith, avait obtenu d’un tribunal le retrait de la croix dans l’école de son fils à Ofena, près de l’Aquila (centre). La décision avait été ensuite invalidée, devant le tollé national provoqué par l’affaire. (apic/ag/vb)