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Toujours nombreux, ils prennent de l’âge ou viennent d’ailleurs
Rome, 6 décembre 2004 (Apic) Les prêtres catholiques diocésains sont toujours nombreux en Italie: ils sont encore 33’000, sans compter 18’000 prêtres religieux! Mais leur nombre diminue et ils prennent de l’âge. Dans certaines régions de la Péninsule, le nombre des prêtres extra-européens progresse également fortement.
Selon une étude de la Fondation Giovanni Agnelli de Turin, commanditée par la Conférence épiscopale italienne (CEI) et coordonnée par le sociologue Luca Diotallevi, les quelque 25’000 paroisses italiennes sont pour le moment encore bien desservies, si l’on compare au reste de l’Europe.
Le nombre des ordinations sacerdotales est étonnamment constant dans l’ensemble de la Péninsule, se situant à 461 en moyenne annuelle ces 20 dernières années. L’âge moyen des prêtres est cependant monté à 60 ans. Le nombre de prêtres ayant plus de 80 ans se situe désormais à 12,8%.
De plus en plus de prêtres étrangers
Dans certaines régions de l’Italie où les vocations sacerdotales deviennent rares, les évêchés et les congrégations religieuses font de plus en plus appel à des prêtres étrangers, qui proviennent notamment d’Europe de l’Est et d’Afrique. Ainsi en Ombrie, un prêtre sur deux au-dessous de 40 ans est un prêtre étranger, tandis que cette proportion s’élève déjà à 43,6% dans le Latium et à plus de 35% en Toscane. Sur l’ensemble du pays, cependant, le chiffre reste moindre.
La recherche commanditée par la CEI à la Fondation Agnelli s’appuie sur les données de l’Istat (Institut National de Statistiques), de l’Annuaire statistique du Saint Siège et de l’Institut central pour le soutien du clergé. L’ancienneté "de service" des prêtres en Italie est de 33 ans, et l’âge d’ordination est en moyenne de 26 ans. L’étude montre un "trou" dans la classe d’âge des prêtres de 35 à 60 ans. Les effets de la sécularisation sont visibles, note la recherche.
Plus des deux tiers des prêtres interrogés durant l’enquête révèlent des problèmes de
solitude, dont 9% les vivent comme une véritable souffrance. Contrairement à la France, par exemple, où le clergé est bien plus rare, l’Italie dispose encore de quelques années pour se préparer au manque de prêtres. Mais selon cette enquête, une diminution sensible du nombre de membres du clergé est inéluctable. Autant s’y préparer, note les auteurs de la recherche, notamment en impliquant plus fortement les laïcs. (apic/jesu/be)