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La CES, la FEPS, l’Eglise catholique chrétienne unies contre le fléau
Berne, 5 décembre 2004 (Apic) La traite des femmes des pays pauvres vers les pays riches préoccupe la Conférence des évêques suisses, l’Eglise catholique chrétienne et la Fédération des Eglises protestantes de Suisse.
La traite des femmes des pays pauvres vers les pays riches a pris un essor très important, constatent la CES, la FEPS et l’Eglise catholique chrétienne, dans un communiqué commun. "Que ce soit pour des mariages forcés, du travail forcé ou pour la prostitution, la loi du silence entoure la traite des femmes. Il est donc difficile d’avoir des statistiques fiables, constatent les 3 Eglises. Selon les Nations Unies, quelque 700’000 femmes et enfants tomberaient chaque année dans les filets de trafiquants.
100’000 Est européennes victimes de la traite
Les organisations non gouvernementales et les autorités compétentes estiment pour leur part que plus de 100’000 femmes est-européennes sont victimes de ce trafic hors de leurs frontières. Le nombre de femmes et de jeunes filles originaires des Balkans, du Moyen-Orient, d’Afrique, d’Asie ou d’Amérique latine s’installant en Europe de l’Ouest est en constante augmentation. La traite des femmes est un problème complexe qui n’a pas de solution simple, souligne le communiqué.
Contraintes à l’illégalité
Des conditions économiques toujours plus dures et l’espoir d’une vie meilleure pour elles et pour leurs familles poussent ces femmes à croire aux promesses fallacieuses d’un travail bien rémunéré à l’Ouest. La plupart du temps, elles n’ont aucune idée de la réalité qui les y attend, affirment les Eglises. Arrivées à destination, ces femmes constatent qu’elles n’ont pas de permis de travail ou de séjour, ou que leur permis n’est que provisoire. Elles tombent alors souvent dans l’illégalité ou sont soumises à diverses pressions, prises entre les autorités, leur employeur, leurs clients, parfois leurs maris (en cas de mariage forcé) et les trafiquants.
En Suisse aussi, il existe un marché pour les femmes. Une demande et des intérêts économiques sont donc en jeu et un mur de silence entoure ce problème. "Cette année, pour la journée des droits humains du 10 décembre, nos Eglises soutiennent la lutte contre la traite des femmes", affirme le communiqué conjoint, particulièrement dans le cadre de la décennie oecuménique "Vaincre la violence". Les Eglises suisse "s’associent à la Conférence des Eglises européennes et à son groupe de travail sur la traite des femmes." Et demandent "à tous ceux qui directement ou indirectement participent à la traite des femmes, qui la favorisent ou qui la tolèrent, de changer leur comportement". (apic/com/vb)