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    Rome: Le cardinal Martino parle de 4e guerre mondiale

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    Escalade du terrorisme

    Rome, 7 septembre 2004 (Apic) Le cardinal Renato Martino, président du Conseil pontifical Justice et Paix, a déclaré le 6 septembre 2004 que "nous sommes entrés dans la quatrième guerre mondiale, désormais". S’exprimant à Milan à l’occasion d’une table ronde sur "Les nouvelles guerres", dans le cadre du Congrès international de la communauté Sant’Egidio, il a dénoncé l’escalade du terrorisme. Il a aussi analysé la situation internationale, dans laquelle" l’ONU devrait jouer un plus grand rôle".

    S’exprimant à Milan à l’occasion d’une table ronde sur "Les nouvelles guerres", dans le cadre du Congrès international de la communauté Sant’Egidio, le cardinal a parlé d’une "quatrième guerre mondiale, qui nous implique vraiment tous". Interrogé sur la situation internationale, quelques jours après les tragiques événements de Beslan, dans des propos repris par la presse italienne, le prélat italien a expliqué qu’"en plus des deux premières guerres mondiales, il y en a eu "une troisième, que nous oublions, la guerre froide, une véritable guerre, même en-dehors des schémas traditionnels". Selon lui nous sommes dans l’ère de la quatrième guerre mondiale.

    "La guerre s’est installée à côté de chacun de nous", a poursuivi le président du Conseil Justice et Paix. "Nous ne savons pas s’il nous arrivera quelque chose en sortant de cet hôtel, s’il ne nous arrivera rien quand nous montons dans un bus ou quand nous entrons dans un bar", a-t-il dit. "Nous nous trouvons devant un phénomène imprévisible (.) Avec ce terrorisme, la guerre a perdu tout aspect conventionnel", a-t-il encore lancé.

    Utiliser les armes de la diplomatie et des services secrets

    Face à cela, il convient pour le prélat, "d’utiliser les armes de la diplomatie et des services secrets, (.) travail long et patient à faire systématiquement". Selon lui, "la seule force ne suffit pas" pour remédier à ces actes terroristes. "La communauté internationale doit en examiner les causes et trouver une solution aux situations qui sont à son origine a ajouté le cardinal Martino.

    Interrogé sur le rôle de l’Onu face à cette conjoncture, l’ancien représentant du Saint-Siège au palais de verre à New-York, a répondu que "le Conseil de sécurité pourrait, par exemple, se réunir pour étudier comment faire face au nouveau terrorisme". Il a aussi suggéré d’aller "au- delà du cadre des seuls pays membres de ce Conseil", et souhaité que "tout l’Onu s’attaque à cette question". Il a alors évoqué l’éventualité d’une "session extraordinaire" qui serait consacrée au terrorisme.

    Face à cette situation mondiale marquée par de nombreux conflits, le cardinal italien a toutefois manifesté un optimisme de nécessité, précisant qu’il le fallait, afin de trouver des solutions. (apic/imedia/vb)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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