6e Conférence des ministres de l’éducation d’Afrique (120791)
Dakar, 12juillet(APIC) L’enseignement privé, notamment confessionnel, a
un rôle essentiel à jouer dans le développement de l’éducation en Afrique:
telle est la conclusion de la 6e Conférence des ministres africains de
l’éducation, qui a clôturé ses assises jeudi 11 juillet à Dakar(Sénégal).
Les responsables de l’enseignement catholique en Afrique ont lancé un appel
en ce sens à tous les pays du continent. Ils se sont déclarés prêts à s’associer aux services ministériels de l’éducation: cela leur permettrait
d’exercer un contrôle régulier sur la puissance publique et de participer
activement à la recherche pédagogique.
La 6e conférence des ministres de l’éducation d’Afrique, organisée à Dakar (Sénégal) sous l’égide de l’UNESCO, était consacrée à l’éducation en
Afrique. Elle a vu la participation de plusieurs organisations internationales catholiques. Parmi celles-ci, l’Office International de l’Enseignement Catholique (OIEC), représenté par M. Gabriel Diam, directeur de
l’enseignement catholique au Sénégal et le Père Pierre-Yves Pecqueux, directeur adjoint de l’Institut d’études religieuses de l’Institut catholique
de Paris.
Dans un document remis lors de la conférence, l’OIEC souligne le rôle
capital que l’enseignement privé, en particulier l’enseignement confessionnel peut jouer dans le développement de l’éducation en Afrique. Gabriel
Diam de préciser que l’organisation appelle à "l’élargissement des responsabilités sociales des personnes et des institutions" et à "la constitution
de nouveaux partenariats entre organisations volontaires, institutions publiques et organismes internationaux". Cet élargissement est un signe visible de "solidarité universelle" qui permettra, dans la ligne du colloque de
Jomtien, d’"universaliser l’accès de tous à l’éducation et de promouvoir
l’équité".
S’associer pour contrôler la puissance publique
De leur côté, les responsables de l’école catholique en Afrique se sont
déclarés prêts à s’associer aux services ministériels de l’éducation. Cela
leur permettrait de contrôler régulièrement la puissance publique et de
participer activement à la recherche pédagogique en vue de la mise sur pied
d’une "école africaine".
Pour sa part, le directeur général de l’UNESCO, Federico Mayor a souligné que, pour une mobilisation efficace en faveur de l’éducation en Afrique, "la coopération entre les pays est essentielle". Il faut aussi, cependant, que chaque pays réexamine "périodiquement sa propre situation en matière éducative, eu égard à ses spécificités culturelles et ses objectifs
de développement", comme les participants à la Conférence de Jomtiem
l’avaient souligné. (apic/ccic/sjb)