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Un premier pas qui doit être suivi d’autres
Rome, 17 mars 1998 (APIC) Le document du Vatican sur la Shoah est un pas important et une étape décisive de relations judéo-chrétiennes, a estimé lundi le Grand Rabbin de Rome Elio Toaff. Mais ce geste doit avoir des suites et notamment servir à lutter contre les sentiments antijuifs.
De son côté Tullia Zevi, présidente de l’Union des commuanutés juives d’Italie, a déploré le jugement positif porté par le document sur l’activité du pape PieXII. Pie XII voyait sans doute dans le communisme le plus grand danger pour l’Eglise, auquel les nazis pouvaient faire obstacle. C’est la raison pour laquelle il n’a jamais publiquement condamné les persécuteurs, estime Tullia Zevi.
Israël Meir Lau, Grand Rabbin d’Israël, lui-même survivant de l’holocauste, parle d’un premier pas mais d’un pas insuffisant. Le rabbin exige que l’Eglise admette de manière claire qu’elle est coupable envers les juifs. La ligue anti-diffamation B’nai B’rith comprend de son côté que l’Eglise ne puisse pas dire que tous les catholiques étaient coupables, mais l’Eglise est coresponsable du climat culturel qui a rendu possible l’holocauste. Les représentants des juifs aux USA s’étonnent que ce document soit resté en retrait des déclarations de diverses conférences épiscopales et du pape lui-même.
Le grand Rabbin de France, Joseph Sitruk, continue de réclamer de son côté l’ouverture complète des archives du Vatican sur cette période, malgré la publication, il y a trente ans déjà, de douze volumes de documents sur la période de la 2e guerre mondiale.
Le Grand rabbin du Commonwealth britannique, Jonathan Sacks, a salué le courage de l’Eglise catholique de se pencher sur son passé. Ce document est un pas supplémentaire sur le long chemin de la réconciliation, a-t-il conclut. (apic/kna/cic/mp)