Antananarivo, 28avril(APIC/CIP) Le pape Jean Paul II a entamé sa cinquième visite pastorale sur le continent africain par la visite de Madagascar,
ou il est arrivé vendredi à Antananarivo (Tananarive, la capitale du pays.
Ce voyage représente le 41e réalisé hors d’Italie. Parti de Rome à 8h25,
après avoir été salué notamment par les ambassadeurs des quatres pays qui
figurent au programme de sa visite (Madagascar, Réunion, Zambie et Malawi),
le pape a effectué les 7.652 km séparant la Ville Eternelle de la capitale
malgache à bord d’un Boeing 747 d’Alitalia. Un vol de neuf heures durant
lequel il a survolé Malte, la Libye, le Soudan, le Kenya et la Tanzanie.
L’arrivée de Jean Paul II survient dans un climat de troubles (cinq
morts la semaine dernière), quelques jours après l’investiture du président
Didier Ratsiraka et à la veille d’élections législatives. Antananarivo - la
ville des 1000" (guerriers) - est une cité d’un gros million d’habitants
située à plus de mille mètres d’altitude. L’archidiocèse compte 1,6 million
d’habitants, dont un quart sont catholiques.
En charge depuis 1975, le président actuel en est à son troisième mandat. Après avoir imposé au pays un régime populaire d’inspiration marxiste
et "anti-impérialiste", ce dernier mène aujourd’hui une politique de
rapprochement avec l’Occident,
Dans le discours qu’il a prononcé lors de la cérémonie de bienvenue à
l’aéroport Ivato, en présence du cardinal Victor Razafimahatratra et du
président Ratsiraka, le pape, s’adressant en français à ce dernier, a souhaité aux habitants de la Grande Ile "un progrès constant sur le plan spirituel et moral comme sur le plan social et économique".
Soulignant le caractère pastoral de sa visite, il a évoqué, à l’intention des catholiques, l’évangélisation inaugurée par les missionnaires venus
d’Europe et qui "sont encore très nombreux aujourd’hui". Aux chrétiens non
catholiques, il a affirmé qu’il était venu "dans un esprit de dialogue, de
recherche de la vérité, d’action de grâce pour le baptême et la foi qui
déjà nous unissent". Le pape s’est en outre réjoui de la collaboration des
chrétiens dans divers domaines, qui "montre qu’une fraternité vivante se
construit". Aux non chrétiens, enfin, le pape a dit son respect pour leurs
convictions et son estime pour leur bonne volonté et leur tolérance, "dans
un pays qui s’efforce de promouvoir une pleine liberté religieuse". Jean
Paul II a terminé cette première journée par une visite au président Ratsiraka. (apic/cip/jt/pr)