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Montevideo, 14 juin 1998 (APIC) Dix Eglises uruguayennes et cinq organisations de défense des droits de l’homme ont exprimé leur opposition à la Loi du "Point final" destinée à rendre impossible toute démarche concernant les disparitions et les assassinats commis pendant la dictature militaire (1973-1985).
Dans une déclaration sur la réconciliation nationale, ces groupes reconnaissent que ladite loi "ne conduit pas à une nécessaire réconciliation nationale et qu’on n’a pas encore mis en place les mécanismes qui permettront de répondre aux légitimes inquiétudes des proches des morts et disparus pendant la dictature".
Depuis le rétablissement de la démocratie en 1985, les Uruguayens sont à la recherche d’une méthode pour parvenir au pardon des crimes du régime militaire. La Loi de Point final, approuvée au temps de la dictature, clôt le chapitre des violations des droits de l’homme commises par les militaires, mais les proches des victimes de la sale guerre poursuivent leur combat.
Les groupes de défense des droits de l’homme affirment que 32 personnes ont disparu du pays à cette époque, et plus de 100 d’Argentine où elles avaient cherché refuge (apic/cip/ba)