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Le culte protestant en Belgique a été officiellement reconnu au lendemain de l’Indépendance: une lettre du ministre De Theux, datée du 18 mai 1839, reconnaît le Synode des Eglises protestantes belges comme "seule autorité ecclésiastique" pour le protestantisme. A l’époque, les protestants ne sont que quelques milliers, rattachés à des Eglises locales bien distinctes.
Un des défis sera précisément de rassembler ces Eglises issues de la Réforme. D’étape en étape, on arrive à créer en 1978 l’Eglise protestante unie de Belgique. Elle rassemble les principales familles spirituelles représentées dans le Synode protestant depuis un siècle et demi. L’EPUB, dont le Synode est présidé par le pasteur Daniel Vanescote, a ouvert ses portes au maximum: certaines Eglises "évangéliques" en font partie.
Les autres Eglises de tradition protestante plus récente, évangéliques ou pentecôtistes, n’ont pas, pour la plupart, rallié l’EPUB. Or celle-ci est jusqu’ici censée les représenter aussi devant l’Etat, lorsqu’il s’agit de répartir les postes et les subsides pour le cours de religion, les aumôneries (armée, établissements pénitentiaires, hôpitaux), émissions concédées aux cultes en radio et télévision.
"Nous avons toujours veillé à gérer les problèmes dans l’intérêt de l’ensemble, et même avec le concours de membres de tous horizons. Il est vrai que la tendance majoritaire de l’EPUB est celle de la famille réformée, mais nous sommes ouverts aux baptistes, aux pentecôtistes, aux luthériens et à bien d’autres familles confessantes. Nous avons toujours relayé auprès de l’Etat les demandes émanant des Eglises évangéliques", assure le pasteur Vanescote
Or, depuis 1830, le nombre des chrétiens protestants en Belgique a beaucoup progressé: on estime généralement que les familles protestantes composent un ensemble de 80 à 100’000 personnes. Et dans cet ensemble, les Eglises évangéliques sont devenues majoritaires! (apic/cip/ab)