50e anniversaire de la 2e Guerre Mondiale : (270889)
Rome, 27août(APIC/CIP) Jean Paul II, qui était un étudiant polonais de
dix-neuf ans quand s’est déclenchée la seconde guerre mondiale, a adressé
un message à la conférence épiscopale polonaise pour le 50e anniversaire de
la 2e Guerre mondiale.
Le pape y met l’accent sur "le prix le plus élevé" payé par sa patrie
durant cette guerre, une tragédie qui doit rester comme un avertissement.
Evoquant l’immédiat après-guerre, il souligne que les Polonais furent alors
contraints de demander "si, tout en étant du côté des vainqueurs, ils
n’étaient pas traités plutôt comme des vaincus".
En condamnant le système communiste polonais, Jean Paul II indique qu’on
ne peut parler de vraie souveraineté dans un Etat où la société n’est pas
souveraine", Et de poser la question : "Comment ne pas reconnaître que les
décennies de l’après-guerre n’ont pas apporté la croissance et le progrès
auxquels aspire toute la nation polonaise".
Jean Paul II cite Paul VI, qui affirmait qu’"une Pologne sereine et prospère est (...) dans l’intérêt de la tranquilité et de la bonne collaboration entre les peuples de l’Europe". Il insiste également sur le fait
qu’"il dépend assurément des Polonais, et d’une façon déterminante, que la
Pologne soir prospère et sereine", tout en insistant que les paroles de
Paul VI s’appliquent à "toute l’Europe", de l’Est à l’Ouest.
Sans faire allusion aux derniers changements intervenus en Pologne, le
pape condamne aussi l’accord conclu entre Molotov et Ribbentrop en août
1939, en invitant l’Europe à "ne pas oublier les droits fondmanetaux de
l’homme et de la nation".
Jean Paul II avertit enfin que "l’Europe, malgré les apparences, n’est
pas encore guérie des blessures de la dernière guerre mondiale. Pour y
arriver, dit-il, il faut un effort considérable, une volonté ferme, à l’Est
comme à l’Ouest; il faut une véritable solidarité". (apic/jt/cip/bd)