4e rencontre nationale des prêtres brésiliens (030392)
Itaici (Brésil), 3 mars(APIC) Le document final de la 4e Rencontre nationale de prêtres brésiliens réunis à la mi-février à Itaici (Etat de Sao
Paulo) demande instamment la solidarité de toute la société brésilienne en
faveur de la population la plus pauvre du pays. Les 327 prêtres participants à la rencontre souhaitent également qu’un jour national de solidarité
soit célébré le troisième dimanche de carême, dans la semaine où l’on commémore la mémoire de l’évêque salvadorien, Mgr Oscar Romero, assassiné en
mars 1980 , et reconnu dans toute l’Amérique latine comme "un martyr de la
solidarité avec les pauvres".
Les prêtres, venus de 198 diocèses, ont fait remarquer que le peuple
brésilien "avait participé dans le passé à la campagne pour exiger le rétablissement des élections directes pour la présidence de la République,
qu’il avait proposé ensuite des modifications substantielle pour une nouvelle Constitution, puis avait participé massivement à la dernière campagne
électorale lors de l’élection présidentielle. Ce même peuple est pourtant
aujourd’hui amer, dans l’insécurité et sans joie de vivre".
Toujours selon les participants, la crise économique s’est aggravée et
"l’interminable récession a encore alourdi le climat social si bien que les
espérances du peuple sont presque réduites à néant".
A la lumière de la foi et de l’évangélique option préférentielle pour
les pauvres , les prêtres invitent toutes les forces de résistance, le gouvernement et les autorités concernées d’entendre la clameur du peuple qui
souffre. Il faut proclamer un grand "Cà suffit" à cette situation calamiteuse, car aucune politique économique ne peut être justifiée devant un tel
désespoir et une telle douleur.
Pour sortir de la crise actuelle, les prêtres proposent un nouvel engagement de tous pour exiger des réformes claires et un projet global qui
mettrait fin à la récession économique actuelle. Un tel projet devrait combattre en priorité la faim et la misère par la reprise d’un développement
créatif d’emplois. Tout en combattant également la violence dans les campagnes et dans les villes. Au sujet de la question de la dette externe, il
s’agit de trouver "une solution qui respecte la dignité du Brésil", affirme
enfin le document final.(apic/em/ba)