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et Philips pour protester contre l’appui de ces sociétés à
l’Apartheid
Bergen, 8juillet(APIC/CIP) Les responsables de la congrégation néerlandaise des ursulines de Bergen, dans le nord des
Pays-Bas, ont décidé de vendre leurs actions de Shell et
Philips pour protester contre la complicité de ces sociétés
avec le régime d’Apartheid sud-africain.
Malgré les appels répétés lancés en Afrique du Sud par le
Conseil des Eglises, la Conférence des évêques catholiques et
différentes organisations noires, malgré aussi les interpellations répercutées jusqu’aux Pays-Bas par des actionnaires
critiques et des organisations d’Eglise, expliquent les ursulines de Bergen, des sociétés étrangères continuent d’apporter leur soutien économique et technique et même d’investir
au pays de l’Apartheid. "Du coup, ajoutent les religieuses,
on se prive du dernier moyen non-violent de mettre fin au
régime de l’Apartheid et l’on ne peut qu’éprouver les inquiétudes les plus graves pour l’avenir aussi bien des blancs que
des noirs en Afrique du Sud."
Alors que le gouvernement de Pretoria a intensifié sa politique de répression, qu’il cherche à faire taire des
responsables d’Eglise et menace les travailleurs de nouvelles
lois pour interdire toute grève, les sociétés Shell et Philips poursuivent leurs activités en Afrique du Sud, déplorent
les ursulines néerlandaises. Or, ces sociétés fournissent des
produits qui ont une importance stratégique pour l’armée et
la police sud-africaines : les produits pétroliers, du côté
de Shell, et divers appareils électriques de la part de Philips. Cette société livre notamment aux forces de l’ordre des
appareils pour prendre les empreintes digitales, pour contrôler les passeports, ainsi que des systèmes de sécurité
électroniques et autres appareils de détection et de surveillance. C’est pourquoi les religieuses parlent de véritable
complicité de ces sociétés avec le régime répressif de
l’Apartheid.
En même temps qu’elles ont annoncé la vente de leurs actions Shell et Philips, les ursulines de Bergen ont demandé
instamment aux directions des deux sociétés mises en cause de
se retirer d’Afrique du Sud aussi longtemps qu’un changement
fondamental n’y interviendrait pas en faveur de la population
noire. "Un tel retrait, insistent-elles, serait d’une grande
importance économique et psychologique pour forcer le régime
blanc sud-africain au changement nécessaire."(apic/cip/bcy)