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"Nous sommes contre l’humiliation et la torture des prisonniers"
Brasilia, 29 novembre 1998 (APIC) Le vice-président de la Conférence nationale des évêques du Brésil, Mgr Marcelo Pinto Carvalheira, archevêque de Joao Pessoa dans l’Etat de Paraiba, a défendu samedi la libération des guérilleros qui avaient séquestré à la fin de 1989 l’entrepreneur Abilio Diniz à Sao Paulo.
La révision du procès des dix guérilleros, condamnés à des peines variant de 26 à 28 ans de prison, est actuellement examinée par le Tribunal de justice de Sao Paulo. Selon les actes du procès, l’argent qui aurait été demandé contre la libération de l’entrepreneur aurait dû être utilisé dans le financement de la guérilla, alors active, au Salvador. Le jugement de cette révision sera reprise cette semaine Deux juges sont favorables à la diminution de la peine. Si le tribunal confirme la diminution de la peine, les guérilleros, qui font la grève de la faim depuis depuis 10 jours, pourraient être libérés prochainement.
Selon Mgr Carvalheira, les dix participants du groupe - deux d’entre eux ont été transférés au Canada - ont été suffisamment punis et pourraient être mis en liberté. Ils ont été punis au delà de ce que prévoit la loi et ils ont été torturés, a déclaré encore l’archevêque. Il a rappelé que la Canadienne Christine Lamont, une des participantes du groupe "se trouve depuis une semaine au Canada. Mais elle continue de souffrir des séquelles dues aux mauvais traitements reçus en prison. Un de ses yeux est désormais totalement perdu. Christine et son compagnon, David Spencer, ont été rapatriés au Canada pour poursuivre leur peine dans leur pays, selon un accord conclu entre les gouvernements brésilien et canadien.
Toujours selon le vice-président de la CNBB, l’Eglise n’est pas en faveur de l’impunité des coupables mais elle milite pour que la punition soit juste. "Nous sommes contre l’humiliation et la torture des personnes emprisonnées", a-t-il ajouté. Pour moi, il est évident que la Justice de Sao Paulo, a exagéré la sentence de la peine en vertu de la position sociale de l’entrepreneur Abilio Diniz qui d’ailleurs n’a souffert d’aucune égratignure durant son séquestre. (apic/plp/ba)