25 ans d’activité de la FIMARC (171189)
Fribourg, 17novembre(APIC) En mai 1964, 51 délégués de mouvements d’adultes ruraux représentant 10 pays de trois continents réunis à Fatima (Portugal) créaient la Fédération Internationale des Mouvements d’Adultes Ruraux
Catholiques (FIMARC). 25 ans ont passé depuis, et la FIMARC, qui s’apprête
à souffler 25 bougies, groupe aujourd’hui des mouvenents chrétiens de quelque 40 pays d’Afrique, d’Asie, d’Amérique Latine et du Nord, d’Europe, dont
l’ACAR (Action Chrétienne Agricole Romande) qui trouve son origine dans le
Jura.
La création de la FIMARC répondait à plusieurs nécessités. Avant d’exister, et à l’instar du Mouvement Familial Rural né en 1956 dans le Jura qui
allait devenir dès 1960 l’ACAR, de nombreuses associations chrétiennes de
défense du monde agricole disséminées un peu partout dans le monde agissaient, mais souvent sans liens aucun entre elles. Autre motif, en 1957, la
Conférence des Organisations Internationales Catholiques (OIC), constatant
l’absence des ruraux adultes en son sein, relevait que "face aux problèmes
humains et religieux qui se posent aux populations rurales, l’Assemblée des
OIC désire voir se créer, sur le plan adulte, un centre catholique et rural, destiné à étudier les problèmes et à favoriser la promotion agricole
et rurale.
Un premier pas vers la création de la FIMARC va se concrétiser en 1962
avec la mise sur pied, à Lourdes, d’une rencontre réunissant des organisations de 13 pays et de trois OIC, et au cours de laquelle allait se décider
la création d’un "Comité de liaison". Ce dernier restera en fonction jusqu’en 1964, date de la fondation de la FIMARC.
Reconnue depuis lors par le Vatican en qualité d’OIC, la FIMARC, dont le
siège central est à Bruxelles (Belgique), collabore avec d’autres organisations internationales d’Eglise et entretient des relations de travail avec
plusieurs organismes du Vatican. Porte-parole du monde rural au sein de
l’Eglise, elle édite une revue trimestrielle en 4 langues, "Voix du monde
rural" et possède un statut consultatif auprès de la Commission des droits
de l’homme de l’ONU à Genève et de l’UNESCO à Paris. Conformément à ses
statuts, son Assemblée générale a lieu tous les 4 ans. Quant à son Comité
exécutif, composé de 15 membres, il se réunit une fois par année; veille à
la réalisation des objectifs et se charge de relancer les actions. L’Italie, le Cameroun, la France, le Brésil, la Thaïlande et l’Espagne ont tour
à tour accueilli les assemblées générales de cette organisation internationale.
Présence romande grâce au Jura et à Fribourg
Affiliée depuis 1974 à la FIMARC, l’ACAR étend en particulier ses activités dans les cantons du Jura et de Fribourg, et dans une moindre mesure à
Genève et en Valais. Le mouvement compte actuellement une vingtaine d’équipes, dont 10 à Fribourg et 6 dans le Jura - 5 aux Franches-Montagnes, une à
Delémont, cependant que plusieurs autres sont actuellement en formation -.
L’ACAR marquera en février prochain le 25e anniversaire de la FIMARC par
une fête qui devrait réunir dans un lieu qui reste à fixer l’ensemble des
équipes romandes.
A l’image de l’organisation internationale faîtière, l’ACAR rassemble
des paysans et paysannes de petites et moyennes exploitations engagés dans
les groupements professionnels, syndicaux et politiques d’options différentes. Ce qui touche à la politique agricole, gouvernementale ou syndicale,
au rayon et aux moyens d’action des trusts alimentaires et des fabricants
de machines agricoles, à l’école et à la formation, intéresse le mouvement.
Commencée en 1987, une des actions de l’ACAR s’est achevée ce printemps par
l’envoi de 20 tonnes de draps dans les hôpitaux du Nicaragua, à la suite de
l’ouragan Juan qui avait dévasté la région. (apic/pr)