Rome, 15novembre(APIC/CIP) Jean Paul II a reçu vendredi les participants
à la 24ème conférence de la FAO, l’organisation pour l’alimentation et
l’agriculture, un organisme des Nations-Unies qui a son siège à Rome.
Dans son discours, le pape a fait le point sur la situation alimentaire
mondiale, pour souligner surtout le contraste entre les régions devant faire face à des surplus, notamment de céréales, et celles qui traversent actuellement une crise grave et ou la pénurie alimentaire fait de nombreuses
victimes. D’ou, a-t-il dit, ’’la nécessite urgente et inéluctable d’une solidarité internationale’’.
"C’est un devoir, aujourd’hui et demain, de mettre toutes les réserves à
la disposition de ceux qui voient leur vie et leur bien- être le plus menacés, a poursuivi Jean Paul II. C’est particulièrement impératif dans la
mesure ou la production alimentaire mondiale est plus que suffisante pour
satisfaire les besoins de la population mondiale actuelle. Il est en outre
admis objectivement qu’on peut prévoir que la production alimentaire sera
suffisante demain pour faire face à un accroissement de la population. Les
progrès scientifiques et techniques dans l’exploitation et l’utilisation
des richesses de la terre (...) garantissent cette abondance.’’
Le pape a appelé à une nouvelle mentalité, nécessaire si l’on veut instaurer une véritable justice au plan des relations internationales, ou les
intérêts des plus démunis soient pris en compte et ou la protection des
intérêts particuliers fasse place à la noble aspiration à garantir le bienêtre de toute la famille humaine.
Pour Jean Paul II, il importe de faire face aux problèmes alimentaires
et agricoles en tenant compte du contexte économique mondial. Des plans
concrets mis en oeuvre sont gravement menacés par des périodes fastes ou
difficiles, les fluctuations et les crises de l’économie mondiale. Le pape
a fait une nouvelle fois allusion à la dette à laquelle doivent faire face
de nombreux pays du Tiers-Monde, renvoyant au document publié à ce sujet
par la Commisison pontificale ’’Justice et paix’’.
Jean Paul II a enfin abordé le problème de la protection de l’environnement, relevant qu’il se pose plus dans les pays en voie de développement
(déboisement, désertification...) que dans les pays riches (déchets, pluies
acides, pollution marine, etc.). (apic/cip/cor)