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Famille, école et chômage au centre des préoccupations du pape
Rome, 5 septembre 1997 (APIC) "La famille a une fonction de base dans l’organisation sociale et doit être encouragée et protégée aussi sur le terrain économique et fiscal", a répété jeudi à Castelgandolfo le pape Jean-Paul II lors de la présentation des lettres de créances du nouvel ambassadeur d’Italie près le Saint-Siège, Alberto Leoncini Bartoli.
Le pape s’est félicité de la collaboration entre l’Eglise et l’Etat italien, à la suite de l’indépendance et de la souveraineté du Vatican, sanctionnées par les accords du Latran de 1929 et l’accord de révision de 1984.
Pour le pape la protection de la personne passe par celle de la famille Et de faire état du taux de natalité italien, le plus bas d’Europe. Le pape y lit à la fois "un sentiment de fermeture" et un "acte de défiance dans le destin de la société nationale", et "peut-être aussi un repliement..."
Deuxième sujet de préoccupation exprimé par le pape devant l’ambassadeur italien: l’école. Le pape affirme la nécessité de la "liberté, pleine et mûre" à la fois de l’école et dans l’école. Il en appelle au droit des familles à choisir librement le type d’éducation de leurs enfants.
Au moment où l’école confessionnelle attend toujours la parité en Italie, le pape a déclaré que "les citoyens et les familles attendent de l’Etat cette aide raisonnable qui permette de rendre effectif et indiscutable le droit à choisir l’horizon culturel, sans des discriminations et des poids, qu’ils ne peuvent soutenir ne serait-ce que du point de vue économique".
Troisième difficulté actuelle de l’Italie soulignée par le pape: le chômage. La situation exige l’engagement de tous, a demandé Jean-Paul II, pour soustraire les jeunes aux tentations "de l’oisiveté, des gains faciles et même d’activités criminelles". (apic/imed/pr)