Jean Paul II : une vérité qui ne peut être discutée
Rome, 14mars(APIC/CIP) Jean Paul II a rencontré lundi 14 mars quelque 350
participants du 4ème Congrès international pour la Famille d’Afrique et d’
Europe. La rencontre, qui a pour thème : "pour une transmission responsable
de la vie humaine", est organisée à Rome à l’occasion du 20ème anniversaire
de l’encyclique "Humanae vitae" de Paul VI. A cette occasion, le pape a
répété que la contraception représentait une "logique contre la vie".
Jean Paul II a d’abord montré que l’entêtement que met l’Eglise à proposer sa doctrine morale tient à sa responsabilité pour le bien authentique
de la personne humaine, à commencer celle des conjoints. Pour le pape, la
doctrine exposée par Paul VI dans "Humanae vitae" constitue en conséquence
"la nécessaire défense de la dignité et de la vérité de l’amour conjugal".
Parlant de la responsabilité de l’homme envers l’amour conjugal, Jean Paul
II a souligné que les conjoints sont les premiers responsables de leur
amour, en tant qu’ils sont appelés à vivre cet amour dans "toute sa
vérité".
Mais, a déploré le pape, les époux sont aujourd’hui confrontés à bien
des obstacles. Il y a d’abord le fait que certains ne font plus la
différence entre la "convivance de fait" (le concubinage) et le lien conjugal, "une équation injuste et destructrice" de la valeur fondamentale de la
convivance que définit l’estime entre les époux.
Le pape a mis en cause aussi "une certaine mentalité hédoniste" aujourd’hui courante, les mass-médias, les idéologies et les pratiques contraires à l’Evangile. Il a dénoncé enfin "la mise en discussion par certains théologiens et pasteurs" de la doctrine enseignée par l’encyclique,
une attitude qui peut "faire naître des doutes à propos d’un enseignement
qui est sûr aux yeux de l’Eglise et obscurcir ainsi la perception d’une
vérité qui ne peut être discutée". Car, a observé le pape, "la vérité ne se
mesure pas à l’opinion du plus grand nombre".
Pour Jean Paul II, l’information technique et scientifique sur le contrôle naturel de la fertilité doit s’accompagner d’une formation de la conscience : "la technique ne résoud pas les problèmes éthiques, simplement du
fait qu’elle n’est pas capable de rendre la personne meilleure". Jean Paul
II a enfin évoqué la logique et la racine de l’acte contraceptif : d’une
part, une logique contre la vie : "en ces 20 années qui ont suivi ’Humanae
vitae’, de nombreux Etats ont renoncé à leur dignité d’être les défenseurs
de la vie humaine innocente, avec des législations favorables à l’avortement"; d’autre part, la racine : "la rébellion contre le Dieu créateur...,
une tentative intrinsèquement absurde de construire un monde auquel Dieu
est totalement étranger".(apic/jt/be)