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La violence en Casamance préoccupe la Conférence épiscopale
Dakar, 1er décembre 1997 (APIC) Les évêques de la Conférence épiscopale du Sénégal font appel à l’aide internationale en faveur des populations rurales des pays du Sahel, confrontées à un déficit vivrier pour cause d’insuffisance de pluies cette année. La Conférence épiscopale du Sénégal lance cet appel en collaboration avec les responsables catholiques de la Mauritanie, de la Guinée-Bissau et du Cap Vert.
A l’issue de la première session pastorale 1997/1998, du 25 au 28 novembre, les évêques du Sénégal ont lancé un appel à la générosité des organismes donateurs et aux différents pays afin d’apporter leur concours pour soulager des paysans saheliens dont les récoltes ont souffert du manque de pluies.
Dans un rapport publié à l’occasion de sa 29e Conférence annuelle, le 12 novembre dernier, la FAO (l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture) avait déjà tiré la sonnette d’alarme, relevant que dans certains pays saheliens "les récoltes escomptées cette année sont localement médiocres".
La région du Sahel, mot d’origine arabe signifiant "bordure du désert", est une étroite bande de terre de 600 km de large allant de Praia (Cap-Vert, côte Ouest de l’Océan Atlantique) à N’Djamena (Tchad). Elle est constituée de plusieurs pays pauvres de l’Afrique - Burkina-Faso, Cap-Vert, Gambie, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal et Tchad) - qui se partagent, sur plus de 5 millions de km2 de superficie totale, le même climat et le même écosystème. Elle est considérée comme l’enfant malade de l’Afrique du fait de son déficit alimentaire chronique depuis 1973.
Carouge: Numéro de décembre de la revue "Choisir"
"Partenaires plutôt que servantes"
Carouge, 1er décembre 1997 (APIC) "Sauver le monde, avec un enfant!" C’est la découverte de cette "bonne nouvelle" que nous convie Jean-Bernard Livio dans son éditorial de la revue "Choisir" du mois de décembre. Et de rappeler en ce temps de l’Avent, l’humanité de Dieu qui se donne au monde en ses moulant dans l’expérience commune à chacun: la naissance... pour qu’aucune enfant de par le monde ne soit jamais plus ignoré, puisque né comme Lui. A son image et à sa ressemblance.
D’humanité de Dieu et de relations filiales, il en est aussi question dans l’article que la théologienne Monique Bondolfi-Masraff consacre à la quête des femmes d’un Dieu plus proche et à leur aspiration à trouver leur place dans l’Eglise sous le signe du partenariat. Loin d’une vision statique et sexiste, elle nous invite à redécouvrir la richesse de notre Dieu trinitaire, à la fois père et mère, un Dieu fécond parce que pauvre.
Cette présence dans la vie de tous les jours, les hommes aspirent ardemment à en faire l’expérience. "Il ne leur suffit pas de recevoir passivement des formules et des traditions religieuses héritées d’autrefois", affirme Mgr Hammar, archevêque luthérien de l’Eglise suédoise, dans une lettre pastorale peu ordinaire, commentée dans ce numéro.
De son côté, Enrique Bermejo, psychiatre, à partir de son expérience auprès de personnes handicapées, se penche sur une étape de développement de la personne indispensable, celui de "l’objet transitionnel". Que ce soit le sein de la mère pour le nouveau-né, un jouet, ou plus tard, une voiture, une carrière, cet objet permet à une personne de symboliser la présence d’un être dont l’absence l’angoisse.
Ce numéro de "Choisir" contient enfin un article qui décrit les tracasseries administratives auxquelles les œuvres d’entraide opérant en Ukraine sont confrontées. Une politique qui se révèle dramatique, notamment pour les malades dans les hôpitaux et qui ne protège pas le pays de la gangrène de la corruption et du racket. (apic/com/ba)