La fête de tous les "saints anonymes"
Fribourg, 26 octobre 1992 (APIC) Le 1er novembre, l’Eglise catholique honore la foule innombrable des "saints anonymes" admis à partager le bonheur de Dieu. Ils sont beaucoup plus nombreux que ceux que l’Eglise a déclaré saints et qu’elle donne comme des témoins exemplaires de la foi. La Toussaint est une des plus importantes solennités de la liturgie catholique.
Dans les premiers siècles du christianisme, la fête de tous les saints était célébrée entre Pâques et la Pentecôte. Ce lien avec ces deux fêtes exprime bien le sens de la Toussaint: il s’agit de fêter la victoire du Christ dans la vie de beaucoup d’hommes et de femmes.
Le pape Boniface IV fixa cette fête au jour anniversaire de la dédicace de l’ancien Panthéon de Rome transformé en église sous le vocable de Ste Marie et des martyrs le 13 mai 610. Le pape voulait honorer la foule des martyrs dont il avait fait transporter les corps des catacombes à l’ancien temple païen. La fête fut alors connue sous le nom de "fête de tous les martyrs, de tous les saints et de Marie".
La date du 1er novembre fut fixée définitivement, semble-t-il, par le pape Grégoire III vers 730. En 835, le pape Grégoire IV ordonna que la Toussaint soit fêtée dans le monde entier. Actuellement dans la plupart des cas, force est de constater que la note funèbre avec les visites aux cimetières semble l’emporter sur l’allégresse de la fête de la Toussaint.
Le 2 novembre, l’Eglise célèbre le "Jour des morts". Ce jour-là toutes les messes sont dites pour l’ensemble des défunts. Les fidèles sont invités à se joindre par la prière à l’espérance de la foi chrétienne: une vie de communion avec Dieu après la vie sur terre. (apic/theo/mp)