1er Congrès des ordres et communautés religieuses en Suisse (101091)
Ingenbohl, 10octobre(APIC) La vie religieuse a encore quelque chose à dire, "elle incarne ce que les hommes ont peur de perdre, l’authenticité de
leur propre chemin". Telle pourrait être la conclusion du 1er "Congrès des
instituts de vie consacrée de Suisse" qui réunissait du 7 au 9 octobre à
Ingebohl, dans le canton de Schwyz, les responsables régionaux des diverses
Congrégations religieuses de Suisse. Les quelques 150 religieux et religieuses présents ont réfléchi à partir du thème "Notre mission dans l’Eglise et dans le monde", au sens de la vie religieuse à l’heure actuelle et à
ses perspectives d’avenir. "1er Congrès des ordres et communautés religieuses en Suisse (101091)" s’est révélé. Ainsi que le désir de réforme, de fraternité, d’ouverture et de spontanéité.
Les responsables provenant d’environ 80 communautés différentes représentaient plus de 10’000 religieux et religieuses. Ils se sont réunis afin
de réfléchir en profondeur et d’échanger leurs idées. Le Congrès se partageait entre la prière eucharistique, les discours et les ateliers. C’était
le premier congrès comme tel, mais il ne doit pas rester le dernier.
Deux expériences ont été entre autre retenues comme très positives. Le
fait d’être ensembles, hommes et femmes dans un partenariat de complémentarité ains que la présence de personnes d’Eglise, les évêques auxiliaires
Mgr Gabriel Bullet et Mgr Martin Gächter.
Les communautés religieuses offrent un espace de liberté
"C’est la souffrance vécue en commun face aux difficultés des temps actuels, qui a rendu possible l’atténuation de l’individualisme qui existe
aussi entre les différentes communautés. Le congrès a formulé une lettre
destinée à tous les instituts de vie consacrée de Suisse. Dans cette lettre
ils ont réaffirmé l’option fondamentale que chaque communauté doit faire
envers les plus pauvres et les désavantagés. Ainsi que l’engagement pour la
paix, la justice et la sauveguarde de la création. Ils ont aussi insisté
sur la nécessité d’une "vision", une idée générale sur le futur.
Pierre Emonet, provincial des jésuites a affirmé lors d’une conférence
de presse, son désir que les personnes religieuses s’engagent aussi dans la
vie politique et sociale. Selon le Père Emonet, les ordres religieux représentent une Eglise qui est telle que les gens la désireraient. Ils sont une
possibilité, une chance de plus pour ceux qui veulent vraiment suivre le
Christ, mais qui ont des réticences vis à vis de l’Eglise comme institution. Le provincial des jésuites a situé son intervention dans le cadre
d’un "défi du 700e anniversaire de la Confédération". Il y a parlé de la
signification de la vie religieuse dans une société sécularisée.
Paul Hinder, provincial des capucins a été considéré spontanément par
tous comme le "président" du congrès. Il a admis que dans les communautés
on ne soit pas tous du même avis. Mais la plupart des supérieurs rassemblés
à Ingenbolh considèrent la tendance actuelle dans l’Eglise comme un cul de
sac. C’est pourquoi il poursuit en disant: "nous voudrions créer des espaces de liberté pour des expériences d’Eglises alternatives".
Soeur Maria Crucis Doka, assistante générale des soeurs de Menzingen a
affirmé que chez les religieuse il existe un désir de spontanéité
et de créativité prophétique, sans pour autant écarter les lois et les
règles. Soeur Maria Crucis a ajouté, "nous voulons essayer, d’une manière
plus consciente et par notre manière de vivre, de trouver des formes non
dominatrices et de réduire les structures de pouvoir". Dans son discours,
soeur Maria Crucis a parler de son "rêve" que les ordres religieux
deviennent des lieus d’espoir au milieu de l’Eglise. Elle a conclue en
disant: "Les communautés rendent visibles ce qui est la base de la vie de
l’Eglise, un enracinement mystique dans le Dieu trinitaire vivant".