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Pas de sanctions canoniques contre l’abbé Diamacoune Senghor
Dakar, 22 octobre 1997 (APIC) La Conférence des évêêques catholiques du Sénégal désavoue formellement les activités et les thèses indépendantistes de l’abbé Diamacoune Senghor, fondateur du mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC), a déclaré son président Mgr Théodore Adrien Sarr. En l’état actuel de la crise, les évêques sénégalais estiment cependant que des sanctions canoniques feraient plus de mal que de bien.
Le MFDC mène depuis quinze ans une lutte de "libération" qui a fait plus de mille morts en Casamance, province sénégalaise enclavée entre les Républiques de Gambie, au nord, et de Guinée Bissau, au sud.
Dans une interview au quotidien sénégalais, "Le Matin", Mgr Sarr a exprimé sa "douleur" face à toutes ces souffrances, pertes en vie humaines et destructions occasionnées par les troubles sécessionnistes en Casamance. "Ma douleur et mon désaveu sont d’autant plus forts qu’un prêtre est impliqué dans cette crise", a-t-il souligné. L’abbé Diamacoune Senghor n’est cependant à ce jour l’objet d’aucune condamnation. Les évques sénégalais estiment en effet qu’en l’état actuel de la crise des sanctions canoniques feraient plus de mal que de bien. L’Eglise a tenté sans succès des démarches auprès du fondateur du MFDC pour l’inciter à entreprendre des négociations avec le gouvernement de Dakar. Les problèmes qui sont à l’origine de la lutte en Casamance doivent être réglés par le dialo-gue et "non par les affrontements armés qui provoquent tant de per-tes en vies humaines et de souffrances parmi des populations innocentes qui ne demandent qu’à vivre en paix", a relevé Mgr Sarr. Pour l’archevêque de Kaloack, l’indépendance de la Casamance est "utopique et inacceptable". (apic/ibc/mp)