Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    La famine n’est pas inéluctable

    16 octobre: Journée mondiale de la faim (131088)

    Lucerne, 13octobre(APIC) Chaque jour 40.000 enfants meurent de faim dans

    le monde, et plusieurs centaines de milliers de personnes sont à la limite

    de la survie, révèle Caritas Suisse à l’occasion de la journée mondiale de

    la faim qui aura lieu dimanche 16 octobre. Cette terrible situation de famine prévaut surtout sur le continent africain, dans les pays du Sahel, en

    particulier au Soudan, en Ethiopie et au Mozambique. Mais certaines régions

    d’Amérique du sud et d’Asie sont également touchées. Pour Caritas, le problème de la famine n’est pas inéluctable, on peut le combattre.

    La faim dans le monde est un fléau plus que jamais présent. L’augmentation de la population dans les pays du tiers monde en général suffirait à

    elle-seule à expliquer le phénomène encore aggravé par les catastrophes

    ponctuelles, comme la grande famine des années 1972/73 dans les pays du Sahel.

    Combattre la faim

    Une nouvelle vague de sécheresse, plus grave encore que la précédente, a

    ravagé le Sahel au cours des années 1983-1986. Huit oeuvres d’entraide

    suisses avaient décidé d’unir leurs effors pour mener une action commune:

    "Combattre la faim". Un mémorandum publié en 1984 invitait la population à

    un changement de mentalité et demandait la mise sur pied de mesures sur un

    plan politique. Reste qu’il serait vain de chercher une recette universelle

    contre la famine. Dans chaque pays le fléau est engendré par d’autres causes. Elles peuvent avoir pour nom désordres climatiques, rupture de l’équilibre écologique en raison des déforestations irréfléchies. Mais dans bien

    des cas, la famine est tout simplement causée par la pauvreté. Selon Caritas, celle-ci est notamment due aux injustices nées des relations internationales et de pratiques complètement faussées dans les domaines économique

    et social.

    L’appui qu’accorde Caritas Suisse en matière de lutte contre la famine

    s’adresse en particulier à l’Ethiopie, au Soudan, au Tchad, au Mali, au

    Sénégal, au Mozambique, à l’Angola, ainsi qu’au Nordeste brésilien et à

    quelques Etats de l’Inde. Face à une situation de famine, Caritas Suisse

    réagit généralement en trois phases: l’aide d’urgence durant la crise la

    plus aiguë ou des vivres sont distribués gratuitement aux nécessiteux; la

    phase dite de reconstruction pour permettre à la population d’être en mesure de produire elle même ses moyens de subsistances. Des semences, outils

    agricoles etc, sont mis à disposition; enfin, vient l’aide au développement, la plus importante. Elle a pour but d’aider la population à prendre

    des mesures préventives contre de prochaines sécheresses: construction de

    puits, de petits barrages pour l’irrigation des champs ainsi que d’autres

    mesures encore pour lutter contre l’érosion des sols.

    Sensibiliser les populations

    Parallèlement, dit Caritas, il convient de veiller à assurer un minimum

    de sensibilisation de la population. Il est en effet toujours plus facile

    de trouver une solution lorsque les gens ont pris conscience qu’ils

    souffrent tous du même problème. Une sensibilisation que Caritas estime

    également très importante au niveau du public en Suisse; elle commence par

    une prise de conscience des relations injustes qui prévalent entre le Nord

    et le Sud.

    Après ses importantes actions menées en 1984 et 1985, Caritas s’est fixé

    pour objectif de réduire progressivement son aide d’urgence au bénéfice de

    celle vouée à la reconstruction. Au cours de 1986/87, l’aide au développement à dépassé les secours d’urgence. En 1988, en revanche, compte tenu des

    derniers développements en Ethiopie et au Soudan, l’oeuvre d’entraide doit

    à nouveau faire face à une importante demande d’urgence. Selon les prévisions, une somme de de l’ordre de 6,9 millions de francs pourrait y être

    consacrée, contre 5 millions de francs qui seront investis pour l’aide au

    développement. (apic/hj/pr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus