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    Coire: Mgr Amédée Grab a 70 ans

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    D’Einsiedeln à Coire, en passant par Genève et Fribourg

    Coire,

    (APIC) Mgr Amédée Grab, évêque de Coire depuis août 1998 et président de la Conférence des évêques suisses, fêtera ses 70 ans le 3 février. Deux célébrations officielles à Coire, et à Zurich, marqueront cet anniversaire. L’occasion pour les diocésains d’exprimer leur reconnaissance envers un homme qui a ramené un climat de paix après 10 ans de turbulences liées à "l’affaire Haas".

    Né à Genève dans une famille d’origine schwytzoise, Amédée Grab a connu un parcours qui l’a conduit dans toutes les régions de Suisse. Religieux bénédictin à Einsiedeln, professeur au Tessin, secrétaire de la Conférence des évêques suisses, évêque à Genève puis à Fribourg, Amédée Grab a été élu le 9 juin 1998 pour succéder sur le siège de Coire au très contesté Mgr Wolfgang Haas déplacé à Vaduz.

    Homme d’expérience et de consensus, Mgr Grab a su faire apprécier à Coire sa profonde connaissance de l’Eglise en Suisse et son habileté diplomatique. A son arrivée dans le diocèse il a immédiatement pris contact avec les représentants des diverses tendances afin d’apaiser les rancunes et de renouer le dialogue. Avec un succès certain puisqu’aujourd’hui, même si divers problèmes demeurent, on considère généralement la situation comme normalisée. Les mesures de "rétorsion" prises dans les cantons contre Mgr Haas ont toutes été levées et l’administration diocésaine fonctionne à nouveau normalement.

    "Je ne désire pas inviter à un dialogue dans le sens d’un nivellement général mais au respect de ce que communique l’Esprit à l’Eglise, à travers des hommes et des femmes qui n’ont pas tous fait la même expérience spirituelle. [...] Autrement dit : je dois reconnaître que lorsque quelqu’un ne partage pas ma vision d’une certaine réalité de l’Eglise, cela ne signifie pas que cette personne soit dénuée de toute inspiration et de toute fidélité ecclésiale. Selon les circonstances, il s’agit même d’un signe de Dieu à travers cette personne. [...] J’ai trouvé partout des personnes qui veulent vivre dans l’Eglise et qui sont heureuses de pouvoir avoir des relations plus normales avec le diocèse.", expliquait-il à l’APIC, un an après son entrée en fonction.

    Evêque à Genève puis à Fribourg

    A Genève, puis à Fribourg, Mgr Grab avait déjà largement fait valoir ses qualités de diplomate. Dès son arrivée comme évêque auxiliaire à Genève, il parvient à calmer les réticences des milieux protestants hostiles à l’idée de la présence d’un évêque dans la cité de Calvin. Sa nomination à Fribourg, 8 ans plus tard, en novembre 1995, précédée d’une très large consultation auprès d’un millier de personnes, est saluée très positivement par l’ensemble de la population catholique. Il s’est dès lors inscrit dans la continuité de Mgr Pierre Mamie, ne manquant jamais de consulter les diverses instances diocésaines ou cantonales. C’est ainsi qu’il a mis en route l’Assemblée diocésaine 2000 (AD 2000) à travers laquelle des délégués des cantons du diocèse de Lausanne, Genève, Fribourg et Neuchâtel ont l’occasion d’exprimer leur espérance et leur souci face à l’Eglise de l’an 2000.

    "L’Eglise ne doit pas apparaître comme étrangère au monde présent, frileuse et découragée car le Seigneur est avec nous," relevait Mgr Grab lors de son installation à Fribourg. Mgr Grab a été également un des moteurs de la Consultation sur l’avenir économique et social de la Suisse lancée conjointement avec la Fédération des Eglises protestantes de la Suisse.

    Président de la Conférence des évêques suisses

    Membre de la Conférence des évêques suisses depuis 1987, Mgr Grab en assume la présidence depuis 1998. Au sein de cet organe, dont il est le plus ancien membre, Mgr Grab a été amené à faire valoir ses dons de polyglotte et de diplomate. Notamment au plus fort de "l’affaire Haas" lorsque la Conférence des évêques suisses a réclamé des "changements de personnes" à la tête du diocèse de Coire en décembre 1996.

    Israël: Des responsables juifs orthodoxes américains veulent exclure les immigrants non-juifs

    Modifier la Loi du Retour, non à la venue d’arabes et de non-juifs

    Jérusalem, 19 janvier 2000 (APIC) Des responsables juifs orthodoxes américains ont demandé au gouvernement israélien la révision de la Loi du Retour - qui permet à tout juif dans le monde de venir s’installer en Israël - dans le but d’exclure les immigrants non juifs.

    Selon le quotidien israélien "The Jerusalem Post" de mercredi, une délégation de leaders "haredis" (juifs orthodoxes) des Etats-Unis a lancé un appel au gouvernement pour changer la Loi du Retour. "Pour exclure les immigrants non-juifs", a déclaré Zvi Yakobson, porte-parole du groupe. Il a révélé que les membres du groupe Am Ehad a rencontré le Premier ministre Ehud Barak lundi soir et lui ont fait savoir que la nature juive de l’Etat d’Israël devrait être absolument préservée en empêchant l’entrée d’arabes et en limitant la Loi du Retour, de sorte que les non-juifs qui ont des juifs dans leur famille éloignée ne puissent plus avoir le droit d’immigrer en Israël.

    Les responsables juifs américains ont mis en garde Barak contre le fait que si le flux de non-juifs arrivant dans le pays continuait, les juifs seront forcés de dresser des arbres généalogiques pour savoir qui ils auront le droit de marier. Le mariage mixte n’est pas possible en Israël, qui ne connaît pas sur son sol le mariage civil. Ce groupe de "haredis" américains, fort d’une bonne centaine de membres, s’identifie principalement au parti nationaliste de droite Agudath Israel. Il est dirigé par le rabbin américain Ya’acov Perlow. L’un des buts de ce groupe d’influence est de combattre l’adoption d’une Constitution en Israël, ce qui obligerait à définir précisément la nature de l’Etat israélien, avec la garantie d’égalité des droits de tous ses citoyens, juifs et non juifs, religieux et laïcs. (apic/jpost/be)

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