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Pour plus d’efficacité dans des actions mondiales et communes
Bruxelles, 19 janvier 2000 (APIC) Une dizaine de représentants des Organisations Catholiques Internationales (OIC) ont tenu à Bruxelles, du 14 au 16 janvier, la première réunion du Comité de Coordination mis en place par la Conférence des OIC après la dernière assemblée générale, convoquée à Beyrouth au Liban en octobre dernier.
La Conférence des OIC regroupe actuellement 35 grandes organisations, dont les membres forment un ensemble estimé à 150 millions de laïcs catholiques à travers le monde. Chaque organisation rassemble des personnes d’un milieu, d’une tranche d’âge ou d’un secteur d’activités particuliers. Font ainsi partie des OIC des mouvements d’adultes en milieu rural ou en milieu ouvrier, des mouvements de jeunes et d’enfants, des associations de femmes, des organisations de seniors comme la "Vie Montante", des associations d’enseignants, des organisations catholiques spécialisées dans la santé ou encore dans les médias comme l’OCIC pour le Cinéma et UNDA pour la radio et la télévision.
Les deux dernières assemblées générales de la Conférence des OIC, à Quito (Equateur) en décembre 1997, puis à Beyrouth à l’automne dernier, ont insisté pour que les organisations catholiques s’engagent résolument dans la lutte pour "l’éradication de la pauvreté".
La rencontre de Quito avait surtout été consacrée à l’analyse des causes de la pauvreté dans le monde. Celle de Beyrouth a davantage porté sur les pratiques des organisations dans leur lutte contre la pauvreté et dans leur solidarité avec les plus pauvres.
Le Comité de coordination de la Conférence a reçu mission de favoriser une concertation régulière entre les organisations membres pour que chacune reste branchée sur une longueur d’ondes commune. A Bruxelles, il a donc fait le point sur des orientations concrètes à suggérer aux diverses organisations.
Des initiatives diverses ont été relevées à travers les continents, à commencer par une large participation des OIC à la campagne internationale pour abolir la dette des pays pauvres. "Vie Montante", par exemple, a souvent eu l’occasion d’exprimer ses préoccupations devant les conditions de vie inégales des personnes âgées des pays industrialisés et des pays en développement, inégalités qui se redoublent de disparités entre les villes et les campagnes.
Concertation
Outre la participation des OIC aux grands Sommets internationaux, spécialement ceux placés sous l’égide des Nations Unies, le Comité de coordination a aussi relevé l’importance d’une présence régulière des organisations catholiques dans les initiatives pluralistes de lutte contre la pauvreté.
Parmi les pistes évoquées à Bruxelles pour faire progresser une pratique concertée des organisations dans la lutte contre la pauvreté, plusieurs membres du Comité ont relevé l’importance des échanges d’expériences, donc d’information pour tisser ou renforcer des liens de solidarité. L’information, en l’occurrence, a-t-on également relevé, ne doit pas se limiter à la vie institutionnelle des organisations: il importe qu’elle fasse place aux actions et aux paroles mêmes des pauvres: ils doivent rester les acteurs de premier plan dans la lutte pour la dignité humaine. (apic/cip/pr)