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"Dialogue entre philosophie, science et foi"
Rome, 29 février 2000 (APIC) Les scientifiques fêteront le Jubilé à Rome le 25 mai prochain. Le temps fort de cette manifestation sera la célébration pénitentielle le 24 mai présentée par le Vatican comme devant avoir "une énorme portée historique". Quelque 300 scientifiques de différentes disciplines, venus du monde entier, participeront en outre à un congrès au cours duquel ils mettront l’accent sur les témoignages de foi vécus tout en réfléchissant au dialogue entre philosophie, science et foi, sur la base de l’encyclique de Jean Paul II "Fides et Ratio".
Dans ce programme, "l’acte pénitentiel des scientifiques" entendus comme tous ceux qui travaillent intellectuellement d’une manière méthodique dans la recherche de la vérité s’annonce particulièrement intéressant.
Célébré le soir du 24 mai dans une église proche du Vatican, cet acte pénitentiel aura un double aspect. Il comprendra une reconnaissance des péchés personnels et collectifs propres aux domaines scientifiques, manque d’honnêteté professionnelle, plagiat, ambition personnelle ou mépris de la dignité de la personne. Et il sera l’occasion d’autre part d’un acte "de courage et d’humilité", par une reconnaissance des fautes commises par les chrétiens lorsqu’ils "n’ont pas perçu suffisamment l’autonomie légitime de la science".
Avant cette soirée, un congrès aura rassemblé pendant deux jours au Vatican environ 300 scientifiques, venus du monde entier et appartenant à différentes disciplines, tant des physiciens que des sociologues, des économistes ou des philosophes. La plupart de ces scientifiques sont des catholiques. Le but de ce colloque est de mettre l’accent sur les témoignages de foi vécus chacun dans son domaine, tout en réfléchissant au dialogue entre philosophie, science et foi, sur la base de l’encyclique de Jean-Paul II "Fides et Ratio".
Le 25 mai, la messe célébrée par le pape dans la basilique Saint-Pierre devrait rassembler près de 5’000 personnes.
"L’Eglise a besoin de la science et la science a besoin de la religion", a souligné le cardinal Paul Poupard, président du Conseil pontifical pour la culture. "La religion peut purifier la science de l’idolâtrie du scientisme et des faux absolus", a-t-il affirmé, tandis que "la science peut purifier la religion de l’erreur et de la superstition". (apic/imed/mk)