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    Rome: Le Vatican demande la liberté religieuse et la démocratie

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    Visite du ministre soudanais des Affaires étrangères au Vatican

    Rome,

    (APIC) Le ministre soudanais des affaires étrangères, Mustafa Osman Ismail, a été reçu hier matin par son homologue du Vatican, l’Archevêque Jean-Louis Tauran, secrétaire du Saint-Siège pour les Relations avec les Etats. Ils ont abordé la question du conflit au sud-Soudan ainsi que la situation globale de l’Eglise dans le pays.

    Le directeur de la salle de presse du Saint-Siège, Joaquín Navarro-Valls, a précisé que "le ministre soudanais a expliqué les dernières démarches politiques entreprises par le pays pour mettre fin au conflit qui dévaste le sud du Soudan depuis de longues années". Ils ont aussi abordé la question des libertés religieuses au Soudan. A ce propos, la salle de presse ajoute que "la rencontre a également été l’occasion de revoir la situation de l’Eglise catholique dans le pays et la manière dont on pourrait améliorer les conditions de vie de la communauté catholique, lui permettant de participer plus activement au développement de la société soudanaise".

    Une délégation d’évêques africains, qui s’était rendue au Soudan du 20 au 31 mars, avait dénoncé les persécutions et l’insécurité dans lesquelles vivent les chrétiens du Soudan, dans un rapport envoyé à l’agence vaticane Fides. Le rapport affirme que dans la capitale, Khartoum, les maisons des réfugiés sont continuellement détruites et que le gouvernement déplace les personnes comme bon lui semble. Des objectifs civils auraient été aussi bombardés.

    Ils ont par ailleurs expliqué que "des millions d’habitants du sud vivent dans des camps de réfugiés à l’extérieur de la capitale, parfois pratiquement sans eau, sans toilettes, sans écoles. Les seules écoles qui existent sont gérées par l’Eglise mais le gouvernement n’a pas autorisé le diocèse à construire de nouvelles écoles, alors qu’il finance la construction de nouvelles mosquées.

    Dans leur rapport, les évêques analysent également les intérêts économiques qui se cachent derrière le conflit: "le sud est riche en pétrole et pour favoriser les compagnies du Canada, de Malaisie et de Chine, le gouvernement de Khartoum "nettoie" systématiquement les gisements de pétrole toute présence de population civile".

    En décembre dernier le président Omar el Baschir a dissout le Parlement présidé par l’idéologue fondamentaliste Hassan el Tourabi. En mai, il l’a dépossédé de la charge de secrétaire général du Congrès National (parti au pouvoir, duquel Baschir est également président). Le président a ensuite promis de mettre en place un "processus de démocratisation et de concorde nationale". (apic/zn/ua)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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