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    Lausanne: Les bénévoles de la Pastorale de la Rue rejettent l’initiative Droleg

    Libéralisation des drogues: non aux solutions simplistes

    Lausanne, 20 novembre 1998 (APIC) Les bénévoles de la Pastorale de la Rue à Lausanne rejettent l’initiative Droleg, soumise au peuple suisse le 29 novembre prochain, et qui vise à la libéralisation des drogues. Confrontés quotidiennement aux problèmes liés à la toxico-dépendance, ils déclarent se rallier à la politique menée par le Conseil fédéral en matière de drogue. Toutefois, ils souhaitent que l’initiative soit l’occasion d’un débat sur la question de la répression des consommateurs.

    L’équipe des bénévoles de la Pastorale de la Rue, un ministère de l’Eglise évangélique réformée vaudoise (EERV) voué à l’accompagnement de personnes en difficultés, notamment toxico-dépendantes, rejette l’initiative Droleg visant à la libéralisation des drogues. Dans une prise de position, ils estiment que l’initiative - si elle était acceptée - risquerait d’accroître la marginalisation des personnes en situation de dépendance.

    Ne pas banaliser des substances dangereuses,

    De plus, les volontaires de la pastorale estiment que l’initiative tend à banaliser des substances dangereuses, engendrant la dépendance et des atteintes au métabolisme. Les bénévoles rejettent la solution simpliste qu’apporterait l’initiative au problème de la drogue. Ils estiment que la prise en charge du problème de la toxicomanie "ne peut être réduite à une législation d’ordre répressif ou non".

    Tout en soulignant leur refus à Droleg, les bénévoles de la pastorale souhaitent que l’initiative ouvre le débat sur une politique qui dépénaliserait la consommation et qui différencierait drogues dures et drogues douces. 150 à 200 personnes - en majorité toxico-dépendantes - fréquentent quotidiennement les locaux de la Pastorale au 31 de la rue de l’Ale à Lausanne. (apic/spp/be)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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