Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Lun. 30 mars | Saint du jour | Parole de Dieu
Advertisement
  • Flash Info

    Jubilé 2025 Année Sainte à Rome: pèlerinages et événements ouverts
    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    ✝️ En direct

    Vatican en direct

    Suivez en direct les célébrations et événements liturgiques depuis la Cité du Vatican.

    EconePretres

    Opération survie no 2 pour la Fraternité saint-Pie X de Mgr Lefebvre

    En annonçant sa volonté de consacrer de nouveaux évêques, sans l’accord de Rome, le 1er juillet 2026, la Fraternité Saint-Pie X de Mgr Lefebvre (FSSPX) ne semble pas vouloir tenter sortir de l’impasse schismatique où elle s’est engagée depuis 1988. Analyse.

    Contenu du dossier
    EconePretres
    Actualités

    Opération survie no 2 pour la Fraternité saint-Pie X de Mgr Lefebvre

    fsspx_davide_pagliarani
    Actualités

    Les lefebvristes reçus à la Doctrine de la foi pour un "dialogue informel"

    fsspx-generalrat
    Actualités

    FSSPX: Le Saint-Siège veut éviter la rupture et poursuivre le dialogue

    Econe-Fellay-338-be
    Actualités

    La Fraternité Saint-Pie X annonce vouloir ordonner de nouveaux évêques

    Arthur.Roche
    Actualités

    Le cardinal Roche ne cède rien aux tradis

    fsspxxx
    Actualités

    FSSPX: Rome conditionne le dialogue à une suspension des ordinations épiscopales

    no_image
    EconePretres

    Opération survie no 2 pour la Fraternité saint-Pie X de Mgr Lefebvre

    En annonçant sa volonté de consacrer de nouveaux évêques, sans l’accord de Rome, le 1er juillet 2026, la Fraternité Saint-Pie X de Mgr Lefebvre (FSSPX) ne semble pas vouloir tenter sortir de l’impasse schismatique où elle s’est engagée depuis 1988. Analyse.

    La nouvelle de ces futures ordinations épiscopales au sein de la FSSPX était de fait attendue depuis un certain temps déjà. En juin 2024, le supérieur de la Fraternité pour le district de France, l’abbé Benoît de Jorna, en évoquait ouvertement la possibilité dans une lettre aux fidèles.

    Les ordinations épiscopales illicites de 1988 avaient précipité la rupture de la FSSPX avec Rome. Même si les quatre évêques ont vu leur excommunication levée en 2009, la FSSPX n’a toujours pas de statut régulier au sein de l’Eglise catholique-romaine, et prolonge ainsi la situation de schisme.

    Opération survie

    Pour le supérieur général de la FSSPX, l’abbé Davide Pagliarini, la continuation de «l’opération survie» de la Tradition catholique, lancée par Mgr Lefebvre en 1969, passe par ces nouvelles ordinations épiscopales. La Fraternité ne compte en effet plus que deux évêques, Bernard Fellay (68 ans) et Alfonso de Galarreta (69 ans), fatigués de courir le monde pour procéder à des ordinations sacerdotales, des confirmations ou des bénédictions d’écoles et de séminaires.

    fsspx_davide_pagliarani
    fsspx_davide_pagliarani
    L'abbé Davide Pagliarani, supérieur général de la Fraternité Saint-Pie X depuis 2018 | © FSSPX

    Dans une homélie prononcée au lendemain de l’annonce, l’abbé Pagliarini reprend les accents enflammés de Mgr Lefebvre: “J’assume, j’assume pleinement la responsabilité de cette décision. Je l’assume, d’abord devant Dieu, je l’assume devant la Très Sainte Vierge, devant Saint Pie X. Je l’assume devant le pape. J’aimerais un jour, pouvoir rencontrer le pape avant le 1er juillet, j’aimerais lui expliquer, lui faire comprendre nos intentions réelles, profondes, notre attachement à l’Église, qu’il le sache, qu’il le comprenne.”

    Une 'bonne foi' peu crédible

    Cette protestation de bonne foi sonne cependant assez creux lorsqu’on apprend, entres autres par le Catholic Herald, que des discussions entre le supérieur général, les évêques de la Fraternité Saint-Pie X et le Dicastère pour la doctrine de la foi ont lieu depuis l’année dernière, en mettant particulièrement l’accent sur la question de la succession épiscopale au sein de la Fraternité. Ces discussions, qui devaient se poursuivre en février ou en mars, ont été rompues par la FSSPX après qu’elle a reçu une lettre du Saint-Siège qui «ne répond pas du tout à nos demandes». L’annonce des ordinations du 1er juillet serait ainsi une manière de chantage sur Léon XIV que l’on estime moins hostile à la tradition que son prédécesseur François. Entretemps une rencontre avec le cardinal Fernandez, Préfét de la CDF, a été annoncée pour le 12 février.

    DSC06301
    DSC06301
    Mgr Bernard Fellay bénissant le cercueil de Marcel Lefebvre | © Georges Scherrer

    Seuls contre tous!

    A l’interne la FSSPX semble bien avoir préparé le terrain, histoire d’éviter les vagues de départs de 1988 et de 2012 après la rupture des discussions avec Rome et l'exclusion de Mgr Willamson. «Lorsqu’une telle décision sera annoncée par le Supérieur général, il faut s’attendre à un déchaînement médiatique contre les «intégristes», les «rebelles», les «schismatiques», les «désobéissants», j’en passe et des meilleures”, avertissait en 2024 l’abbé de Jorna. A ce moment, nous aurons à affronter les contradictions, les injures, les mépris, les rejets, peut-être même des ruptures avec des personnes proches.” Le prélat appelait à la fidélité absolue “à la Fraternité Saint-Pie X, arche de salut suscitée par la Providence au milieu du déluge qui menace d’engloutir l’Église et la civilisation».

    Léon XIV ne cédera pas

    En face, on imagine assez mal Léon XIV céder à la pression intégriste. En juriste, il connaît parfaitement le droit canon qui stipule qu’une ordination épiscopale sans mandat pontifical vaut excommunication latae sententiae soit une peine automatique encourue par le fait même de la commission du délit sans qu'un jugement formel ne soit nécessaire. Une excommunication latae sententiae peut en outre être déclarée, c’est-à-dire rendue publique et confirmée par l’autorité légitime. Chez les intégristes, on joue sur l’espoir que le pape Léon s’abstienne de cette déclaration et 'tolère’ ainsi en quelque sorte leur désobéissance.

    Mettre en péril une reconnaissance de facto?

    Un peu curieusement, même si de part et d’autre les positions semblent figées, les intégristes bénéficient aujourd’hui d’une certaine reconnaissance de facto. Malgré sa détestation déclarée des “vieilles dentelles”, le pape François avait montré une certaine sollicitude pastorale accordant, par exemple aux prêtres de la FSSPX le droit de célébrer des mariages ou d’entendre les confessions. De l’autre côté la FSSPX reconnaît la juridiction de Rome pour juger ses clercs coupables d’abus.

    66975819
    66975819
    L'église de la FSSPX construite en 1998 à Ecône, en Valais | DR

    Selon ses partisans, sur le fond, la FSSPX ferait tout dans l’obéissance à Rome: prise de contact, information et coopération dès que possible, respect des procédures canoniques dès que possible, etc. A les entendre, seule la persécution locale expliquerait que la FSSPX reste exclue de la vie diocésaine ou paroissiale.

    La FSSPX est à la croisée des chemins. Elle n’a qu’une alternative: soit elle reconnaît le Concile Vatican II, obéit au pape et réintègre l'Eglise catholique romaine, soit son existence même est menacée. Pour elle qui a tous misé sur la préservation du sacerdoce traditionnel, il est en effet impensable de ne pas avoir d’évêque en son sein pour procéder aux ordinations de ses prêtres.

    La FSSPX a perdu son rôle de leader

    La Fraternité Saint Pie X est également confrontée à un autre défi. Naguère, elle était le fer de lance de la résistance au modernisme. Aujourd’hui, elle a perdu ce rôle de leader. Les institutions traditionalistes ralliées à Rome lui 'piquent’ ses prêtres et ses fidèles. La célébration dans chaque diocèse de la messe selon le rite tridentin ne lui permet plus de se poster en martyre.

    Mgr Bernard Fellay, supérieur général de la Fraternité Saint-Pie X (Photo laportelatine.org)
    Mgr Bernard Fellay, supérieur général de la Fraternité Saint-Pie X (Photo laportelatine.org)
    Mgr Bernard Fellay, alors supérieur général de la Fraternité Saint-Pie X (Photo: laportelatine.org)

    Dans le clergé et chez les fidèles, le climat n’est plus aussi hostile à la tradition. Les critiques contre les «errances» romaines ne sont plus son apanage exclusif, même des cardinaux s’y mettent. A sa droite, la légitimité de la FSSPX est mise en doute par les groupuscules sédévacantistes qui prétendent que tous les papes après Pie XII sont des imposteurs et que le siège de Pierre est donc vacant depuis 1959.

    L’enjeu pour la FSSPX est donc de trouver un nouveau positionnement. En s’enferrant dans une logique sectaire des purs contre les infidèles, elle devra se contenter du 'marché de niche’ que l’Eglise voudra bien lui laisser. (cath.ch/mp)

    Une présence marquée en Suisse
    La Fraternité sacerdotale saint Pie X est étroitement liée à la Suisse. Peu après sa fondation en 1969 à Fribourg, elle établit son premier séminaire à Ecône, dans le Valais central. Des générations de séminaristes y seront formés et ordonnés. Son fondateur Mgr Lefebvre y est enterré. A tel point que le nom d’Ecône sert parfois à désigner l’ensemble du mouvement. En 1998, la FSSPX y construit une massive église néo-romane.
    La Maison générale de la Fraternité sacerdotale, où réside le supérieur général, se trouve aussi en Suisse, à Menzingen, dans le canton de Zoug. Les prêtres de la FSSPX desservent 28 lieux de culte en Suisse. La Fraternité compte 13 prieurés sept écoles et une maison de retraites spirituelles. MP

    La FSSPX en chiffres
    Selon ses partisans, la FSSPX représente les 'sans papiers’ de l’Église. Elle serait néanmoins une des congrégations les 'plus fructueuses’ depuis sa création. Selon ses statistiques 2025 elle rassemble deux évêques, 733 prêtres et 145 religieux non prêtres. 246 séminaristes sont en formation. A cela il faut ajouter 88 oblates. Ce sont parfois “des religieuses ayant dû quitter une congrégation infidèle à ses constitutions, mais désireuses de protéger leur vie religieuse”.
    Mgr Lefebvre a aussi fondé la branche féminine de la Fraternité, avec l’aide de sa sœur, Mère Marie-Gabriel, religieuse missionnaire du Saint-Esprit. Ces religieuses  travaillent en étroite union avec la FSSPX. Elles sont aujourd’hui 250.
    Outre les deux pays d’implantation principaux que sont la France et les Etats-Unis, la FSSPX est présente 75 pays et compte 184 maisons dont 5 séminaires. La FSSPX a enfin 94 écoles. La fraternité revendique 600’000 fidèles qui fréquent ses 798 lieux de messes. On compte aussi une vingtaine de communautés amies qui adhèrent à la ligne de Mgr Lefebvre. MP

    Abbé Pagliarani: “L’avenir reste entre les mains du Saint-Père”
    Dans un long plaidoyer pro domo, l’abbé Pagliarani livre ses convictions sous forme d’une interview sur le site de la Porte Latine.  Il fait comprendre que la FSSPX ne lâchera rien et réclame explicitement un régime d’exception pour la FSSPX. Quelques morceaux choisis:
    Notre proposition, “compte tenu des circonstances tout à fait particulières dans lesquelles se trouve la Fraternité, consiste concrètement à demander que le Saint-Siège accepte de nous laisser continuer temporairement dans notre situation d’exception, pour le bien des âmes qui s’adressent à nous."
    Vatican II demeure la boussole de l’Eglise
    “Avec l’héritage que nous a laissé le pape François, les raisons de fond qui avaient déjà justifié les sacres de 1988 subsistent encore pleinement et apparaissent même, à bien des égards, d’une acuité renouvelée. Le Concile Vatican II demeure plus que jamais la boussole qui guide les hommes d’Église, et ceux-ci ne vont vraisemblablement pas prendre une autre direction dans un avenir prochain. Les grandes orientations qui se dessinent déjà pour le nouveau pontificat, à travers le dernier consistoire en particulier, ne font que le confirmer : on y voit une détermination explicite à conserver la ligne de François comme un chemin irréversible pour toute l’Église.”
    Communion aux divorcés remariés
    C’est de cette manière, dans le « souffle de l’Esprit » de cette réforme synodale, que François a été capable d’imposer à l’Église entière des décisions catastrophiques, comme celle autorisant la communion des divorcés remariés, ou la bénédiction des couples de même sexe."
    “Il existe aujourd’hui un danger, pour l’Église, de s’occuper de tout et de rien. Le souci écologique, par exemple, ou la préoccupation des droits des minorités, des femmes ou des migrants, risquent de faire perdre de vue la mission essentielle de l’Église.”
    “Nous offrons à l’Église, non un musée de choses anciennes et poussiéreuses, mais la Tradition dans sa plénitude et dans sa fécondité, la Tradition qui sanctifie les âmes”.
    “Il est évident qu’un catholique doit à la fois garder la Tradition intégrale et la communion avec la hiérarchie. Il ne peut pas choisir entre ces biens qui sont tous deux nécessaires.”
    Une liturgie immuable et non évolutive
    “La seule liturgie qui exprime adéquatement, de manière immuable et non évolutive, la conception traditionnelle de l’Église, de la vie chrétienne, du sacerdoce catholique, c’est celle de toujours. Sur ce point, l’opposition du Saint-Siège paraît plus que jamais irrévocable.”
    “L’avenir reste entre les mains du Saint-Père et, évidemment, de la Providence. Néanmoins, il faut reconnaître que le Saint-Siège est parfois capable de faire preuve d’un certain pragmatisme, voire d’une flexibilité étonnante, lorsqu’il est convaincu d’agir pour le bien des âmes.” MP

    Chronologie

    Depuis le Concile Vatican II, une minorité de traditionalistes se sont opposés à la modernisation de l’Eglise catholique. Retour sur les étapes importantes du conflit :

    1962-1965: Le Concile Vatican II décide de moderniser l’Eglise catholique. Une minorité conservatrice rejette les réformes; elle critique notamment l’ouverture œcuménique, la déclaration sur la liberté religieuse ainsi que les innovations dans la liturgie.

    1969: Mgr Marcel Lefebvre, participant au Concile, fonde la Fraternité sacerdotale Saint Pie X (FSSPX) et obtient une reconnaissance de l’évêque de Lausanne, Genève et Fribourg. L’évêque accuse l’Église romaine d’avoir détruit la tradition avec le Concile et la réforme liturgique. Il installe l’année suivante un séminaire pour la formation des prêtres à Ecône, en Valais.

    1975: Le diocèse de LGF retire sa légitimité ecclésiale à la Fraternité. Mgr Lefebvre qui continue d’ordonner des prêtres est suspendu a divinis par le pape Paul VI en 1976.

    1984: Le pape Jean Paul II autorise, sous certaines conditions, la messe tridentine.

    1988: Le cardinal Joseph Ratzinger, préfet de la congrégation pour la doctrine de la foi, négocie un compromis avec Mgr Lefebvre qui se rétracte au dernier moment. Le 30 juin, Mgr Lefebvre ordonne quatre évêques malgré l’interdiction romaine. Cet acte lui vaut l’excommunication. Le pape fonde la commission Ecclesia Dei pour le dialogue avec les traditionalistes. Certains groupes, dont la fraternité sacerdotale Saint Pierre, qui refusent de suivre Mgr Lefebvre dans le schisme, sont réintégrés dans l’Église catholique.

    1991: Décès de Mgr Lefebvre qui est enterré à Ecône.

    1994: Mgr Bernard Fellay, évêque suisse consacré par Mgr Lefebvre, devient Supérieur général de la FSSPX. Il le restera jusqu’en 2018. Il prend des contacts avec la commission Ecclesia Dei.

    2000: La FSSPX, avec à sa tête Mgr Fellay, organise un grand pèlerinage à Rome à l’occasion du jubilé,

    Avril 2005: Mgr Fellay salue l’élection papale de Joseph Ratzinger comme une «lueur d’espoir». En août, il est reçu par Benoît XVI. Selon le Vatican, le «désir d’arriver à une communion parfaite» se manifeste dans la conversation.

    Juillet 2007: Par le motu proprio Summorum pontificum Benoît XVI permet que les messes traditionnelles soient célébrées partout selon le rite de 1962. C’est ce qu’on appelle la forme extraordinaire du rite romain.

    Décembre 2008: Mgr Fellay demande, au nom des quatre évêques, le retrait de l’excommunication. Il assure la reconnaissance de la primauté pontificale et l’acceptation des enseignements du pape.

    21 janvier 2009: La Congrégation des évêques lève l’excommunication des quatre évêques lefebvristes. Presque simultanément, une violente polémique éclate autour de Mgr Richard Williamson qui nie l’existence de chambres à gaz. L’affaire éclabousse le Vatican et Benoît XVI.

    Mars 2009: Benoît XVI écrit à tous les évêques de l’Église universelle. Il y admet les erreurs de la curie dans l’affaire Williamson. En même temps, il affirme son intention de réintégrer la Fraternité.

    Juillet 2009: Benoît XVI invite la FSSPX à Rome pour des discussions sur les questions doctrinales. Les rencontres débutent en octobre.

    Septembre 2011: Le Vatican présente un «Préambule doctrinal» aux dirigeants de la Fraternité pour signature.

    Mars 2012: Rome rejette la réponse de la FSSPX jugée insuffisante.

    Mars 2013: Election du pape François.

    Septembre 2014: Le préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, le cardinal Gerhard Ludwig Müller, rencontre Mgr Fellay. Tous deux espèrent une réconciliation complète.

    Octobre 2014: La Fraternité critique vivement le Synode des évêques sur la famille. Selon elle, les discussions de Rome ont ouvert «la porte de l’enfer».

    Septembre 2015: Pour l’Année Sainte de la Miséricorde, le pape François permet à tous les fidèles de se confesser valablement et légitimement aux prêtres de la Fraternité. A la fin de l’Année Sainte, cette mesure est maintenue.

    Avril 2016: Le pape François rencontre personnellement Mgr Fellay.

    Eté 2016: Un négociateur du Vatican annonce que le supérieur général a accepté la proposition de devenir une ‘prélature personnelle’ comme l’Opus Dei.

    Janvier 2017: Mgr Fellay se prononce en faveur de la fin de la séparation d’avec Rome. Un accord est «en route». Selon lui, il n’est pas nécessaire d’attendre que la situation à l’intérieur de l’église soit «absolument satisfaisante».

    Avril 2017: Le Vatican invite les évêques locaux à reconnaître les mariages célébrés par la communauté traditionaliste.

    Juillet 2018: Le chapitre général de la FSSPX élit l’Italien Davide Pagliarani comme nouveau supérieur général. La ligne du rapprochement avec Rome prôné par Mgr Fellay est stoppée.

    Novembre 2018: L’abbé Pagliarani est reçu au Vatican où il rencontre Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi. A l’issue de la rencontre, il constate «une divergence doctrinale irréductible» avec Rome.

    Octobre 2019: La FSSPX commémore à Fribourg, les 50 ans de sa fondation.

    Juillet 2021 Par le motu proprio Traditionis custodes, le pape François abroge les facilités accordées par Benoît pour la célébration de la messe en rite tridentin. La FSSPX espère alors 'récupérer' des fidèles blessés par la décision du pape.

    Avril 2025: Décès du pape François. Après l’élection de Léon XIV, les traditionalistes font pression pour obtenir l’abrogation de Traditionis custodes.

    Eté 2025: La FSSPX reprend contact avec Rome en vue d’obtenir l’autorisation de consacrer de nouveaux évêques. Après l’expulsion de Mgr Williamson en 2012 et le décès de Mgr Tissier de Mallerais en 2024, la FSSPX n’a plus que deux évêques.

    2 février 2026: Faute de message qui “réponde à ses demandes”, la FSSPX annonce le 'sacre’ de nouveaux évêques le 1er juillet.

    Actualités les plus lues

    no_image
    fsspx_davide_pagliarani

    Les lefebvristes reçus à la Doctrine de la foi pour un "dialogue informel"

    La Fraternité sacerdotale Saint-Pie X (FSSPX) a annoncé le 5 février 2026 qu’elle sera reçue au dicastère pour Doctrine de la foi, au Vatican, le 12 février. Par cette rencontre avec l’organisation traditionaliste qui a récemment annoncé son intention de consacrer de nouveaux évêques sans l’accord du pape, Rome souhaite «identifier des moyens d’échanges efficaces», a déclaré le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, Matteo Bruni.

    Il s’agit pour le Vatican d’éviter une rupture radicale: l’excommunication des évêques consacrés et célébrants et la situation schismatique des fidèles lefebvristes.

    Après que la FSSPX a fait part publiquement lundi de son intention de «procéder à de nouvelles consécrations épiscopales», le 1er juillet prochain, le préfet du dicastère pour la Doctrine de la foi (DDF), le cardinal Victor Manuel Fernández, «a écrit au supérieur général afin de lui proposer un entretien à Rome», a indiqué l’organisme le 5 février. Le Père Davide Pagliarani «a accepté cette proposition», peut-on lire dans la brève note.

    Le 4 février, Matteo Bruni avait évoqué cette rencontre en préparation comme «l’occasion d’un dialogue informel et personnel, qui aidera à identifier des moyens efficaces d’échanges pouvant aboutir à des résultats positifs». La veille déjà, le porte-parole avait assuré que «les contacts entre la Fraternité Saint-Pie X et le Saint-Siège se poursuivent», exprimant la volonté du Vatican «d’éviter les ruptures ou solutions unilatérales face aux problématiques apparues».

    Menaces d’excommunication

    Fondée en 1970 par l’évêque français Mgr Marcel Lefebvre, en rupture avec le Concile Vatican II, la FSSPX occupe une position particulière et controversée dans l’Église catholique. En 1988, Mgr Lefebvre avait procédé à l’ordination de quatre évêques sans l’accord de Rome, entraînant immédiatement leur excommunication par Jean Paul II. Cette dernière a cependant été levée par Benoît XVI en 2009, en signe de réconciliation, sans que le Saint-Siège ne reconnaisse que la pleine communion soit encore rétablie.

    Si de nouveaux évêques étaient consacrés sans mandat pontifical, s’appliquerait automatiquement le canon 1387 du code de droit canonique qui prévoit l’excommunication latae sententiae – par le fait même. Une telle rupture avec le successeur de Pierre induirait un état de 'schisme’ pour les fidèles.

    Des positions doctrinales problématiques

    Pour un canoniste romain interrogé par l’agence I.MEDIA, le désaccord entre Rome et la FSSPX n’est pas tant d’ordre «disciplinaire» – à savoir le geste de dissidence qui consisterait à consacrer des évêques sans l’accord du pape – que «doctrinal». En effet, les lefebvristes se posent en contestataires du Concile Vatican II, ce grand événement ecclésial de 1962-1965 que le pape Léon XIV a justement choisi comme thème de ses catéchèses hebdomadaires en cette nouvelle année.

    «La FSSPX n’est pas d’accord avec les éléments profonds du Concile», souligne l’expert. Il cite leur opposition ouverte à la liberté religieuse, à l’existence d’un collège des évêques ou encore au dialogue de l’Église avec les autres chrétiens et religions. Des positions qui pourraient être considérées, du point de vue de la foi catholique, comme des «hérésies». Le pape Benoît XVI avait d’ailleurs intégré la commission vaticane Ecclesia Dei – chargée du dialogue avec les lefebvristes et supprimée en 2019 –, au sein du DDF, qui traite des questions doctrinales.  (cath.ch/imedia/ak/rz)

    Actualités les plus lues

    no_image
    fsspx-generalrat

    FSSPX: Le Saint-Siège veut éviter la rupture et poursuivre le dialogue

    Rome veut «éviter toute rupture» avec la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X (FSSPX), a assuré le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, Matteo Bruni, le 3 février 2026.

    La veille, le groupe intégriste schismatique a annoncé son intention d’ordonner des évêques sans l’accord du pape. Ce geste conduirait tout évêque consacré et tout évêque célébrant à être automatiquement excommunié (latae sententiae) selon le code de droit canon 1387.

    Le 2 février la FSSPX, en relation conflictuelle avec Rome depuis 1976 et les premières sanctions contre Mgr Lefebvre, a annoncé vouloir «procéder à de nouvelles consécrations épiscopales» le 1er juillet prochain. Le supérieur de la communauté, le prêtre italien Davide Pagliarani, assurait avoir fait parvenir deux courriers au pape Léon XIV – dont une demande d’audience – et avoir reçu un retour qui «ne répond absolument pas» à ses demandes.

    «Les contacts entre la Fraternité Saint-Pie X et le Saint-Siège se poursuivent», assure en réponse Matteo Bruni. Dans sa brève déclaration, le porte-parole exprime la volonté du Vatican «d’éviter toute rupture ou solution unilatérale face aux problématiques apparues».

    Depuis 2009, les évêques de la FSSPX ne sont plus excommuniés. Mais la Fraternité ne dispose d’aucune juridiction. Ce sont des «clercs acéphales» qui n’appartiennent à aucun diocèse ni institut reconnu, explique un canoniste romain contacté par I.MEDIA, soulignant la difficulté inhérente à ce statut «illégitime mais pas délictueux», que la plupart des observateurs qualifient de schismatiques. (cath.ch/imedia/mp)

    Actualités les plus lues

    no_image
    Econe-Fellay-338-be

    La Fraternité Saint-Pie X annonce vouloir ordonner de nouveaux évêques

    Dans un communiqué publié le 2 février 2026, la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X (FSSPX) annonce que son organisation compte «procéder à de nouvelles consécrations épiscopales» le 1er juillet prochain – et ce sans l’approbation du pape. L’organisation, séparée de Rome depuis 1988, affirme avoir reçu du pape un courrier qui «ne répond absolument pas» à ses demandes.

    Le 2 février, au cours d’une cérémonie célébrée dans le séminaire de la FSSPX à Flavigny-sur-Ozerain, en France, le supérieur de la communauté, le prêtre italien Davide Pagliarani, a annoncé qu’il confierait aux deux évêques de la communauté, l’Espagnol Alfonso de Galarreta et le Suisse Bernard Fellay, le soin de «procéder à de nouvelles consécrations épiscopales» le 1er juillet prochain. Cela alors que seul le pape peut décider de l’ordination de nouveaux évêques.

    Pleine communion pas rétablie

    Le Père Pagliarani explique avoir écrit un courrier à Léon XIV en août dernier pour solliciter une audience afin de lui exposer la situation de son organisation, qui a été fondée en 1970 par Mgr Marcel Lefebvre en rupture avec le Concile Vatican II. Le communiqué ne fait pas mention d’une éventuelle rencontre avec le pontife.

    En 1988, l’évêque français Marcel Lefebvre avait procédé à l’ordination de quatre évêques sans l’accord de Rome, entraînant leur excommunication immédiate par Jean Paul II. Cette dernière a cependant été levée, en signe de réconciliation, par Benoît XVI en 2009, sans que le Saint-Siège ne reconnaisse que la pleine communion soit encore rétablie avec la FSSPX.

    Demande au pape

    Avec la mort de Mgr Lefebvre en 1991, puis celles de deux évêques qu’il avait ordonnés, la FSSPX ne compte plus que deux évêques (Mgr de Galarreta et Mgr Fellay) et a récemment exprimé le souhait de pouvoir procéder à de nouvelles ordinations épiscopales. Le code de droit canonique de 1983 demande qu’en plus de l’évêque consécrateur principal, le sacrement soit célébré avec «au moins deux autres évêques consacrants», à moins d’une dispense du Saint-Siège.

    Dans un deuxième courrier, le Père Pagliarani a explicitement demandé au pape à pouvoir ordonner deux nouveaux évêques afin de continuer à conférer les sacrements de l’ordination sacerdotale et de la confirmation à leurs fidèles. La réponse écrite du Saint-Siège, parvenue «ces derniers jours», ne «répond absolument pas à nos demandes», assure-t-il.

    Etat de nécessité pour les âmes?

    Expliquant avoir été soutenu par «l’avis unanime» du conseil de la FSSPX, le Père Pagliarani estime «que l’état objectif de grave nécessité dans lequel se trouvent les âmes exige une telle décision» – soit la célébration d’ordinations épiscopales sans l’accord du Saint-Siège. Citant Mgr Lefebvre, il affirme agir «sans aucune rébellion, sans aucune amertume» et explique que les modalités exactes de ces ordinations seront communiquées plus tard.

    Contacté par l’agence I.MEDIA, le Saint-Siège n’a pour l’heure pas réagi à l’annonce. En août dernier, plus de 7000 membres de la Fraternité Saint-Pie X avaient gagné Rome pour participer au Jubilé de l’an 2025. (cath.ch/imedia/cd/rz)

    Actualités les plus lues

    no_image
    Arthur.Roche

    Le cardinal Roche ne cède rien aux tradis

    Dans un rapport confidentiel destiné aux cardinaux, réunis en consistoire les 7 et 8 janvier 2026, le cardinal Arthur Roche, préfet du dicastère pour le culte divin défend fermement les restrictions pour la célébration de la messe tridentine imposées par le motu proprio  Traditionis Custodes du pape François. 

    La messe traditionnelle figurait bien à l’ordre du jour du consistoire, même si finalement le sujet n’a pas été retenu parmi les thèmes de discussion. Le rapport du préfet a été divulgué le 13 janvier par des milieux traditionalistes. La question devrait  revenir sur la table lors d’un prochain consistoire extraordinaire convoqué par le pape Léon XIV à la fin du mois de juin.

    Des tradis pour leurs frais

    Les milieux traditionalistes font le forcing depuis des mois pour obtenir du pape Léon XIV la levée des restrictions à la célébration de la messe tridentine imposées par le pape François en 2021. Ils pensaient pouvoir l’obtenir lors de ce consistoire; ils en sont pour le moment pour leurs frais. Et le rapport du cardinal Roche ne donne aucun signal pour une inflexion de Rome dans leur sens.

    Le texte préparé par le cardinal Roche, préfet du Dicastère pour le Culte divin a le mérite d’une certaine clarté, reconnaît la fraternité sacerdotale Saint Pie X (FSSPX) : «ce document confirme que pour la Rome actuelle, la réforme liturgique issue de Vatican II est irréversible, normative, et que le Missel de 1962 ne peut subsister que comme une concession provisoire, strictement encadrée, sans projection stable.»

    La réforme liturgique, critère de fidélité conciliaire

    Le texte souligne d’abord que la liturgie a toujours été réformée, des premiers siècles jusqu’au XXe siècle, dans un processus organique continu. La réforme de Paul VI n’est pas un rupture mais elle s’inscrit dans une succession homogène.

    Le document se réfère entre autres à la bulle Quo primum par laquelle le pape Pie V réforma la liturgie et instaura la messe tridentine. Après le concile de Trente au XVIe siècle, l’unité fut précisément recherché par l’unification rituelle.

    Le document invoque une conception dynamique de la Tradition, citant Benoît XVI pour qui “la Tradition n’est pas la transmission de choses ou de paroles, une collection de choses mortes» mais «le fleuve vivant qui nous unit aux origines, le fleuve vivant dans lequel les origines sont toujours présentes”.

    « Sans réforme liturgique, pas de réforme de l’Église »

    Dans la droite ligne de Traditionis custodes, le document du cardinal Roche envisage la contestation de la réforme liturgique de Paul VI comme un problème d’acceptation du Concile Vatican II.

    “Les Pères conciliaires savaient par où ils devaient commencer, ils savaient qu’il y avait des raisons particulièrement urgentes pour entreprendre la réforme et la promotion de la liturgie», expliquait le pape François en 2024. C’est comme dire: sans réforme liturgique, il n’y a pas de réforme de l’Église.

    Le rapport du cardinal Roche relève également que “la Réforme liturgique a été élaborée sur la base d’une recherche théologique, historique et pastorale précise”. Son objectif était de rendre plus pleine la participation à la célébration du Mystère Pascal

    La seule ‘concession’ accordée par le préfet consiste à ”reconnaître que l’application de la Réforme a souffert et continue de souffrir d’un manque de formation, et l’urgence d’y remédier”.

    Une certaine vision de l’Eglise

    En conclusion la cardinal cite le pape François dans sa lettre apostolique Desiderio desideravi 31: « […]Si la liturgie est « le sommet vers lequel tend l’action de l’Église et, en même temps, la source d’où découle toute son énergie » (Sacrosanctum Concilium, n.10), alors on comprend bien l’enjeu de la question liturgique. Il serait banal de considérer les tensions, malheureusement présentes autour de la célébration, comme une simple divergence entre différentes sensibilités envers une forme rituelle. La problématique est avant tout ecclésiologique. Je ne vois pas comment on peut dire que l’on reconnaît la validité du Concile – encore que je m’étonne qu’un catholique puisse prétendre ne pas le faire – et ne pas accepter la réforme liturgique née de Sacrosanctum Concilium, un document qui exprime la réalité de la liturgie en lien intime avec la vision de l’Église admirablement décrite par Lumen Gentium.”  […] ». (cath.ch/mp)

    Actualités les plus lues

    no_image
    fsspxxx

    FSSPX: Rome conditionne le dialogue à une suspension des ordinations épiscopales

    Rome propose à la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X (FSSPX) un dialogue pour évaluer si les «minimums requis» sont présents pour sa pleine réintégration dans l’Église catholique. C’est ce qu’annonce le dicastère pour la Doctrine de la foi (DDF) ce 12 février 2026, à l’issue d’une rencontre avec le supérieur de cette organisation traditionaliste.

    La FSSPX a récemment annoncé son intention de consacrer de nouveaux évêques sans l’accord du pape, risquant un schisme comme ce fut le cas en 1988.

    La rencontre du jeudi 12 février entre le préfet du DDF, le cardinal Víctor Manuel Fernández, et le supérieur général de la FSSPX, le Père Davide Pagliarani, a été «cordiale et sincère», peut-on lire dans le communiqué du Vatican publié en début d’après-midi. Le texte précise que la rencontre s’est tenue «avec l’accord de Léon XIV».

    Selon cette note, durant l’entretien au palais du Saint-Office, le préfet du DDF a proposé «un parcours de dialogue spécifiquement théologique, avec une méthodologie bien définie, sur des thèmes qui n’ont pas encore fait l’objet d’une précision suffisante». Comme l’a expliqué un canoniste romain à l’agence I.MEDIA, le désaccord entre Rome et la FSSPX n’est pas tant d’ordre «disciplinaire» – à savoir le geste de dissidence qui consisterait à consacrer des évêques sans l’accord du pape – que «doctrinal».

    Les désaccords dans le viseur de Rome

    Le cardinal argentin mentionne comme thème d’achoppement «la différence entre acte de foi et ‘respect religieux de l’intelligence et de la volonté’», ou «les différents degrés d’adhésion requis par les divers textes du Concile œcuménique Vatican II et leur interprétation». La communauté fondée en 1970 par l’évêque français Marcel Lefebvre se pose en rupture avec le Concile Vatican II.

    Le parcours envisagé par Rome aurait pour objectif de mettre en évidence «le minimum requis» pour la pleine communion avec l’Église catholique. Il s’agirait par la suite «de définir un statut canonique pour la Fraternité» dont les membres sont actuellement acéphales, n’appartenant à aucun diocèse ni institut reconnu.

    Les échanges de ce matin ont été l’occasion de clarifier «la question de la volonté divine concernant la pluralité des religions», apprend-on également. Les lefebvristes entretiennent une opposition ouverte à la liberté religieuse et au dialogue de l’Église avec les autres chrétiens et religions. Pour discuter, le préfet et le supérieur se sont appuyés sur différentes lettres envoyées par la FSSPX au Vatican entre 2017 et 2019.

    Condition préalable: la suspension des ordinations

    Le «Gardien du dogme» pose cependant une condition au dialogue: la suspension de la décision de procéder à de nouvelles ordinations épiscopales le 1er juillet prochain. D’après le communiqué, il a été convenu que le Père Pagliarani communiquera sa réponse au DDF après consultation de son Conseil. En cas de réponse positive, «les étapes, les jalons et les procédures à suivre seront établis d’un commun accord».

    Dans un communiqué publié dans la soirée de jeudi, la FSSPX a fait savoir que le père Pagliarani donnera la réponse de l’institution « dans quelques jours ». « Il écrira directement au cardinal Fernández, et fera connaître également sa réponse à tous les fidèles », peut-on lire dans le texte. Le supérieur général précise avoir demandé au préfet que « la fraternité puisse continuer à œuvrer dans sa situation actuelle » – autrement dit, sans clarification canonique –, et avoir sollicité une audience avec le pape.

    Si de nouveaux évêques étaient consacrés sans mandat pontifical, s’appliquerait automatiquement le canon 1387 du code de droit canonique qui prévoit l’excommunication latae sententiae – par le fait même. Tout comme en 1988 lors que Mgr Lefebvre avait procédé à l’ordination épiscopale de quatre prêtres sans l’accord de Jean Paul II, une telle rupture avec le successeur de Pierre induirait un état de 'schisme’ pour les fidèles et de graves conséquences pour la Fraternité dans son ensemble, met en garde le cardinal Fernández. (cath.ch/imedia/ak/rz)

    Actualités les plus lues