Le service 'Vox Ethica' de la CES contre l’affaiblissement de la SSR
L’acceptation de l’initiative '200 francs ça suffit' mettrait en péril la présence des contenus religieux et spirituels sur les médias de service public, estime, le 21 janvier 2026, 'Vox Ethica', le service éthique et société de la Conférence des évêques suisses.
Le service 'Vox Ethica' de la CES contre l’affaiblissement de la SSR
«Les émissions religieuses de la SSR font partie de l’offre culturelle menacée»
“Les médias de service public doivent rester hors des carcans du marché”
L’Église évangélique réformée de Suisse rejette l’initiative contre la SSR
J.J. Friboulet: «Le service public redistribue les richesses»
Le service 'Vox Ethica' de la CES contre l’affaiblissement de la SSR
L’acceptation de l’initiative '200 francs ça suffit' mettrait en péril la présence des contenus religieux et spirituels sur les médias de service public, estime, le 21 janvier 2026, 'Vox Ethica', le service éthique et société de la Conférence des évêques suisses.
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L’acceptation de l’initiative '200 francs ça suffit' mettrait en péril la présence des contenus religieux et spirituels sur les médias de service public, estime, le 21 janvier 2026, 'Vox Ethica', le service éthique et société de la Conférence des évêques suisses.
«Les émissions religieuses de la SSR font partie de l’offre culturelle menacée»
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“Les médias de service public doivent rester hors des carcans du marché”
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J.J. Friboulet: «Le service public redistribue les richesses»
Qu’est-ce que l’Eglise catholique pense du service public? Cette notion rejoint-elle les principes chrétiens? L’économiste et historien des idées Jean-Jacques Friboulet donne son éclairage sur ces questions.
Le service 'Vox Ethica' de la CES contre l’affaiblissement de la SSR
L’acceptation de l’initiative '200 francs ça suffit' mettrait en péril la présence des contenus religieux et spirituels sur les médias de service public, estime, le 21 janvier 2026, 'Vox Ethica', le service éthique et société de la Conférence des évêques suisses (CES).
"Le service public de la SSR (Société suisse de radiodiffusion et télévision) propose un accès privilégié et à un large public aux contenus portant sur des thèmes liés aux religions et à la spiritualité", rappelle Vox Ethica, le service Éthique et société de la CES qui se présente comme "la voix de l'Eglise catholique" (voie encadré).
Cette analyse par des professionnels est un élément nécessaire contribuant à la compréhension par le grand public des différentes religions. La Suisse romande bénéficie d’un portail web dédié RTSreligion.ch et d’une rédaction spécialisée «RTS religion», composée de journalistes formés dans ces domaines et à même de traiter ces sujets complexes qui demandent une expertise particulière. Avec ces restructurations et ces coupes budgétaires, il y a de grands risques que les contenus religieux ou éthiques, ainsi que ceux liés à la spiritualité, soient évincés des médias publics, voire disparaissent complètement, déplore Vox Ethica.
Offices et émissions religieuses menacées
La diffusion d’offices religieux (célébrations, commémorations) serait menacée si l'initiative était acceptée. En Suisse romande, cela concerne aussi bien contenus sur le web («En quête de sens», «Indice») que les émissions de radio («Hautes fréquences», «la Chronique», «Babel»). Le partenariat fructueux de la RTS avec les médias chrétiens, catholiques et réformés: Cath-Info et Réf-Médias, qui permet la production commune de contenus sur des thèmes religieux, serait également menacé.
En Suisse alémanique et au Tessin les émissions télévisées («Wort zum Sonntag», «Sternstunde Religion», «Strada regina», «Sur le parvis») que les émissions de radio («Perspektiven», «Stichwort Religion», « Chiese in diretta ») pourraient être également concernées.
Situation des médias en Suisse: un contexte difficile
L’initiative populaire «200 francs ça suffit!» vise à abaisser la redevance radio-TV des ménages à 200 francs par an ainsi qu’à en exonérer toutes les entreprises. En vue de la votation du 8 mars 2026, le service Vox Ethica souligne les conséquences graves que l’acceptation de cette initiative pourrait engendrer.Le Conseil fédéral dans un contre-projet indirect a déjà proposé une baisse de la redevance à 300 francs d’ici 2029 et son exonération pour 80 % des entreprises suisses. Par ailleurs des économies de 270 millions de CHF par an et une importante restructuration de la SSR sont déjà en cours. Vox Ethica invite les citoyens à rejeter cette initiative.
Aussi contre les médias régionaux
En outre, ces coupes toucheraient également les médias régionaux privés (télévisions régionales et radios locales), l’ATS (agence télégraphique suisse). La redevance est également utilisée pour la maintenance et la modernisation technique des réseaux de diffusion (numérisation). Enfin, une autre part de la redevance est allouée à l’archivage et la mise à disposition du public des productions suisses (films, émissions, audio).
3’000 emplois en péril
Si l’initiative est acceptée par le peuple, ce sont près de 3000 personnes qui devraient être licenciées sur les quelques 7000 employés actuels. Cette réduction drastique toucherait les partenariats entre la SSR et différentes manifestations, affaiblissant ainsi les offres culturelles dans de nombreux domaines (musique, cinéma, arts de la scène, événements sportifs, festivals). Diminuer de moitié le financement des médias publics empêcherait la mutation nécessaire liée à une société numérique où les pratiques de consultation et d’interaction avec les médias changent
Appréhender la diversité culturelle et linguistique de la Suisse
Proposer au public des contenus produits en Suisse, c’est faire connaître les réalités des différentes sphères sociales et d’ouvrir des fenêtres sur la diversité de la Suisse. Proposer des programmes de qualité dans les langues minoritaires (français, italien, romanche) c’est permettre de créer du lien, et respecter ce qui fait la Suisse dans sa spécificité et son histoire. Swissinfo (ancienne radio suisse internationale) qui propose des informations en 10 langues serait également impactée, or ce service en ligne constitue un lien important pour nos compatriotes de l’étranger et pour la présence de la Suisse à l’international.
Droit à l’information
L’exercice de la citoyenneté dans une démocratie directe comme la Suisse, repose sur des outils fiables d’information du public. Dans les dérives totalitaires ou fanatiques, on assiste presque toujours à une prolifération de fake news, de phénomènes de désinformation et d’attaques contre les médias et journalistes indépendants. La liberté d’expression (Art 16. Constitution fédérale) présuppose la liberté de se former une opinion, ce qui repose sur la possibilité de s’informer. Les réseaux sociaux et GAFA, de par leur fonctionnement basé sur des statistiques et des modèles opaques à visées essentiellement commerciales ne garantissent en rien un traitement de l’actualité et une information de qualité.
La production audiovisuelle suisse en danger
La diminution de la redevance limiterait fortement le soutien à la production suisse (films, séries, documentaires, podcasts, musique, spectacles filmés, arts de la scène, événements). La SSR soutient chaque année environ 140 productions indépendantes suisses. (cath.ch/com/mp)
Le service Vox Ethica a été créé par la CES (Conférence des évêques suisses), la RKZ (Conférence centrale catholique romaine de Suisse) et Action de Carême et a débuté ses activités en juin 2025. Ces trois institutions en assurent la direction stratégique. Le Service propose des perspectives catholiques sur les questions contemporaines d’éthique sous forme de réflexions, prises de parole ou de formations.
Il vise aussi à établir des liens avec d’autres instances éthiques et politiques dans une perspective de dialogue. Les domaines abordés concernent la bioéthique, l’éthique sociale et les questions de durabilité. Le Service collabore étroitement avec la Commission de bioéthique et la Commission Justice et paix. Il se situe au Secrétariat général de la CES à Fribourg. CES
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«Les émissions religieuses de la SSR font partie de l’offre culturelle menacée»
La Conférence des Gouvernements de Suisse occidentale (CGSO) a annoncé le 26 janvier 2026 à Lausanne sa ferme opposition à l’initiative populaire «200 francs, ça suffit!» (initiative SSR). Les représentants des gouvernements des cantons de Vaud, Genève et du Jura ont notamment souligné la menace que fait peser l’initiative sur l’offre religieuse de l’audiovisuel public.
«Des milliers de personnes en Suisse romande attendent chaque dimanche matin la retransmission de la messe ou du culte sur la RTS. Comment évaluez-vous l’éventuelle disparition d’une telle offre qui répond aux besoins spirituels d’une partie de la population?» «Les émissions religieuses font partie de toutes cette dimension culturelle qui serait clairement menacée en cas d’acceptation de l’initiative», a répondu Christelle Luisier Brodard à la question de cath.ch. La présidente du Conseil d’État du canton de Vaud était l’une des trois représentants de gouvernements de Suisse occidentale présents à la conférence de presse. Celle-ci s’est déroulée au Centre de formation au journalisme et aux médias (CFJM), à Lausanne.
Danger sur la cohésion nationale
La Conférence des Gouvernements de Suisse occidentale (CGSO) a présenté devant une quinzaine de journalistes ses arguments contre l’initiative «200 francs, ça suffit!», qui sera soumise au peuple suisse le 8 mars prochain. Une acceptation du texte et un abaissement de la redevance de 335 à 200 francs entraînerait une réduction de 54% du budget de la SSR, ont rappelé les élus. Une déflagration qui aurait forcément pour effet une diminution drastique des moyens et donc de l’offre du service public audiovisuel national.
«Il est bien sûr impossible de dire actuellement comment se répercuteraient les coupes dans les prestations de la SSR», a relevé Christelle Luisier Brodard. Il est toutefois certain qu’un ‘oui’ le 8 mars aurait des effets nuisibles inéluctables sur la couverture régionale. Un problème, car «le service public n’a de légitimité que s’il demeure solidement ancré dans toutes les régions linguistiques de la Suisse. De fait, il joue un rôle central dans la préservation de la cohésion nationale», ont noté les représentants de gouvernements.
Pour des citoyens justement informés
La cohésion nationale a été un mot-clé de la conférence de presse. Christelle Luisier Brodard, Nathalie Fontanet, conseillère d’État du canton de Genève, et Stéphane Theurillat, Ministre du canton du Jura, ont rappelé que la Suisse s’était construite sur la reconnaissance de sa diversité. «Le traitement de l’actualité locale et régionale ainsi que les émissions et partenariats dans les domaines du sport et de la culture constituent un enjeu essentiel pour les minorités linguistiques et les régions périphériques», ont insisté les représentants cantonaux.
Pour que le système de fédéralisme et de démocratie directe puisse fonctionner, il est indispensable que les citoyens soient capables de se forger librement leurs propres opinions. Pour cela, un audiovisuel public de qualité est nécessaire. «La réduction de la redevance à 200 francs fragiliserait fortement la production d’une information journalistique plurielle, de qualité et indépendante. Cela compromettrait la capacité des médias publics et privés à garantir à l’ensemble de la population une information fiable, indispensable pour le bon fonctionnement du débat démocratique et pour lutter contre les fake news circulant dans les réseaux sociaux.» D’où l’importance d’un média national indépendant et neutre. «La SSR fonctionne avec une logique différente, qui n’est pas celle de la course au profit», a commenté Christelle Luisier Brodard.
Le seul média qui appartient à tous les Suisses
«Une redevance à 200 francs affecterait tout le tissu social», a en outre prévenu Stéphane Theurillat. La SSR est dans de nombreuses régions de Suisse, et notamment le Jura, au cœur d’un vaste réseau économique. Des milliers d’emplois seraient menacés en cas de baisse de la redevance. Sans compter une perte en innovation et formation journalistique et numérique dont la SSR est le moteur. «La SSR est le seul média qui appartient à tous les Suisses», a martelé Nathalie Fontanet.
La Genevoise a mis l’accent sur la valorisation du patrimoine culturel rendu possible par le service public. «Il s’agit de l’un des seuls moyens de transmettre les traditions, fêtes populaires, expressions artistiques qui font vivre notre pays.» Elle a pointé le rôle des archives, qui font office de mémoire collective et conservent l’identité culturelle de la Suisse.
La réputation de la Suisse en jeu
Au-delà des frontières, Nathalie Fontanet a mis en garde contre l’affaiblissement du «soft power» helvétique. Plus de 800'000 Suisses de l’étranger dépendent des informations de Swissinfo, un média également financé par la redevance. Grâce au partenariat avec TV5 Monde, la RTS est en outre retransmise dans le monde entier. Autant de dispositifs qui renforcent la visibilité de la Suisse dans le monde et qui serait mis à mal en cas d’acceptation de l’initiative. «C’est également la réputation de notre pays à l’international qui est en jeu», a averti la conseillère d’État genevoise.
Rien n’est gratuit
Mais qu’en est-il de la charge financière de la redevance, sur les ménages modestes notamment? Stéphane Theurillat a rappelé les nombreuses prestations offertes par la SSR, notamment les retransmissions d’événements culturels ou sportifs. Si le service public n’avait plus les moyens de les diffuser, les personnes devraient se tourner vers des acteurs médiatiques privés aux prestations souvent coûteuses. «De toute façon, rien n’est gratuit», a renchéri Nathalie Fontanet, qui a rappelé que dans de nombreux domaines, dont la santé, la qualité avait un coût. Stéphane Theurillat pense, finalement, qu’une prise de conscience doit se faire dans la population, qui ne se rend souvent pas compte de ce qu’elle perdrait en cas d’une acceptation de «200 francs, ça suffit!». (cath.ch/com/rz)
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“Les médias de service public doivent rester hors des carcans du marché”
Le 8 mars 2026, la population suisse est appelée à se prononcer sur la réduction à 200 francs par an de la redevance pour les médias audio-visuels. Outre le licenciement de milliers de personnes, cette coupe massive dans le budget de la SSR pose des questions de fond sur le rôle des médias de service public. Le point avec Michel Porret, professeur émérite de l’Université de Genève.
Pour les tenants de l’initiative, les médias de service public constituent un système obsolète et trop dispendieux. Réduire de moitié les moyens de la SSR viserait à l’obliger de se concentrer sur ses tâches prioritaires. Décapiter la SSR c’est mettre en danger la cohésion nationale et livrer la population à l’influence des chaînes privées étrangères, répondent les opposants.
Le service public est un élément fondamental des démocraties.
Michel Porret*: Il regroupe des tâches de l’Etat comme la sécurité, la police, la justice, la santé, l’éducation et l’information. Il offre des services aux bénéficiaires avec des coûts assumés par la communauté. L’information n’est certes pas une tâche régalienne de l’Etat, au sens qu’elle lui appartiendrait en propre comme la sécurité, mais elle est néanmoins un pilier d’une société libérale telle qu’elle est conçue depuis la Révolution française.
Avec pour fondement le droit à la liberté expression contre l’arbitraire du pouvoir.
Le droit à la liberté d’expression est consacré dans l’article 11 de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789. C’est un droit moral et politique sur lequel est assise la démocratie. Dans presque tous les pays, il est aujourd’hui inscrit dans la constitution. Depuis le début du XIXe siècle, la nécessité de disposer d’organes de presse indépendants est considérée comme indispensable à la démocratie.
Avec pour la presse le rôle de 4e pouvoir.
Le 4e pouvoir participe à l’équilibre construit entre le gouvernement et la société. En permettant la comparaison et la confrontation des opinions, il garantit la séparation des pouvoirs, dans les sociétés démocratiques modernes, parfois mise à mal aujourd’hui encore par certains chefs d’État ou de gouvernement.
Depuis le deuxième quart du XXe siècle, la radio puis la télévision sont devenues des médias essentiels pour la société suisse. La Confédération leur a accordé un régime de 'concession’ afin de préserver leur indépendance face à des intérêts immédiats de propriétaire privés.
La radio et la TV ont joué un rôle significatif pour la culture romande.
Entendre une voix commune, régulière à une certaine heure de la journée est important pour forger une identité linguistique et culturelle. Mon grand-père faisait partie des premiers 'chasseurs de sons’ qui parcouraient le canton de Neuchâtel pour recueillir des témoignages des habitants et de éléments de patrimoine. Ainsi s’est constitué un socle commun.
L’initiative “200 francs ça suffit!” s’attaque de manière frontale au service public et à la SSR.
Fragiliser la SSR c’est s’attaquer à un droit moral et politique considéré jusque-là comme 'intouchable’ parce que fragile. La situation actuelle aux États-Unis en livre un triste exemple. Des monuments de la presse sont aujourd’hui menacés et attaqués par des médias qui s’alignent sur le pouvoir. Prétendre que les médias de service public en Suisse seraient des nids de gauchistes ne repose sur aucune réalité.
Un des arguments des initiants est de lutter contre la baisse du pouvoir d’achat des Suisses.
Dans un des pays les plus riches du monde, considérer la SSR et donc le payement de la redevance comme un 'luxe’ que la population suisse ne pourrait plus s’offrir est une position pour le moins curieuse. Pour 135 francs par ménage et par an, on lance une vaste offensive démagogique. Cet argument financier ne tient pas vraiment. Les initiants ont autre chose en tête.
Mortelle audience, on achève bien le service public
Christian Ciocca, ancien producteur et présentateur d’émissions parlées et musicales sur Espace 2, a pris la plume pour rédiger un pamphlet en faveur des médias de service public. Sous le titre Mortelle audience, on achève bien le service public, ce récit, sous forme d’enquête policière et journalistique, retrace les péripéties qu’a subies la chaîne culturelle RTS Espace 2 dès 2020.De restructurations en suppressions d’émissions, la chaîne culturelle a subi un changement de cap dont l’issue augure mal de l’avenir des programmes et des savoirs. La qualité des rendez-vous médiatiques a été sacrifiée au mainstream généralisé déplore l’auteur. MP
Ils seraient plutôt les tenants de l’ultralibéralisme
Cet assaut du libéralisme contre l’information et la culture est pernicieux et dangereux. Ces biens immatériels ne sont pas des marchandises comme un morceau de savon ou une voiture simplement régis par les lois du marché de l’offre et de la demande. L’enjeu est énorme. Le fait que les journaux gratuits sont en train de crever devrait d’ailleurs nous alerter.
La défense du service public ne devrait pas nécessiter de grandes thèses et de grands débats. L’histoire et la tradition de médias devraient suffire à nous convaincre de la nécessité de les maintenir en dehors des carcans du marché.
On parle aussi des changements de consommation liés au développement d’internet et des réseaux sociaux qui rendraient obsolètes les médias de service public.
La tyrannie de l’immédiateté du numérique constitue un défi. Mais contrairement aux médias qui fonctionnent au nombre de clics et à l’aune de l’émotion et du sensationnalisme propres aux réseaux sociaux, les médias de service public peuvent et même sont tenus de prendre le temps de la recherche, de la vérification, de l’analyse. Le traitement du tragique incendie du bar de Crans-Montana le jour de l’an en a offert un exemple assez flagrant. L’information doit se 'fabriquer’ avec prudence et rigueur. En abandonnant le temps de la réflexion, on se livre à toutes les dérives.
Dans le même sens, on peut rappeler que les médias de service public jouent un rôle essentiel pour la formation des journalistes et des techniciens de la communication.
Vous défendez aussi le caractère universel des médias de service public.
A l’inverse des réseaux sociaux qui enferment l’utilisateur dans le cercle restreint de ses intérêts personnels, les médias de service public offrent une large ouverture intellectuelle vers d’innombrables sujets. Ils sont comme une bibliothèque ou même un 'sanctuaire’ culturel. Et cela a un coût démocratique. Malheureusement cela n’est plus une évidence pour certains. (cath.ch/mp)
* Michel Porret est professeur émérite ordinaire d'histoire moderne à l'Université de Genève. Ses travaux portent sur le Siècle des Lumières, l'État, le droit de punir, la culture juridique et l'histoire culturelle de la bande dessinée. Il préside depuis 2015 les Rencontres internationales de Genève.
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Cette initiative propose de réduire la redevance radio et télévision de 335 francs à 200 francs par ménage et d’exonérer totalement les entreprises de cette contribution. La SSR se verrait ainsi privée d’environ la moitié de ses revenus actuels.
Pour le Conseil de l’EERS, cette initiative constitue un choix de société et de démocratie. La question centrale est la suivante : quel rôle les médias de service public doivent-ils jouer dans la cohésion nationale, la formation de l’opinion démocratique et le dialogue dans un pays multilingue et pluriel comme la Suisse ?
Une structure démocratique fondamentale
Pour l’Église réformée suisse, les médias de service public font partie des structures démocratiques fondamentales. Dans un système de démocratie directe, où les votations populaires sont fréquentes, un espace d’information commun et fiable est essentiel. La SSR garantit une couverture indépendante, équilibrée et nationale dans les quatre langues officielles, contribuant ainsi à ce que les décisions politiques puissent s’appuyer sur une base d’informations partagées. Un affaiblissement massif de cette offre accélérerait la fragmentation croissante de l’espace public.
Suppression des contenus religieux?
L’EERS souligne en outre les répercussions prévisibles sur les contenus culturels, sociétaux et religieux. Les précédentes vagues d’économies ont déjà conduit à des réductions drastiques, voire à la suppression d’offres centrales dans les domaines de la religion et de la spiritualité. Une nouvelle diminution des moyens mettrait en péril les partenariats uniques entre la radio-télévision publique et les centres médiatiques aussi bien réformés que catholiques, la diffusion des offices religieux et les rédactions religieuses dans toutes les régions linguistiques. Cela entraînerait une perte durable des compétences journalistiques dans le traitement de la religion, élément structurant de la culture, de l’identité et de la vie sociale en Suisse.
L’espace public n’est pas une marchandise commerciale
Le Conseil de l’EERS rappelle que l’espace public n’est pas une marchandise, mais une ressource démocratique. Le service public n’est pas un simple service soumis aux lois du marché, mais l’expression d’une mission démocratique commune. Bien que les médias privés et les plateformes numériques jouent un rôle important, ils ne peuvent remplacer la fonction intégratrice et stabilisatrice d’un service public fort.
Pour le réformés, l’initiative SSR sous-estime l’ampleur des défis actuels. Pour permettre le renouveau, il faut d’abord garantir la capacité d’action. Un «non» à l’initiative de réduction n’est pas un refus du changement, mais un jugement réaliste sur les conditions nécessaires à une démocratie fonctionnelle. (cath.ch/com/mp)
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Qu’est-ce que l’Église catholique pense du service public? Cette notion rejoint-elle les principes chrétiens? L’économiste et historien des idées Jean-Jacques Friboulet donne son éclairage sur ces questions.
La population suisse votera le 8 mars sur une possible réduction drastique de la redevance sur l’audiovisuel public. Le service public se voit attaqué de toutes parts dans de nombreux pays. Comment l’Église, à travers sa doctrine sociale, se positionne-t-elle face à cela? cath.ch a accueilli les réflexions de Jean-Jacques Friboulet, ancien professeur d’économie et d’histoire des idées à l’Université de Fribourg.
Comment la notion de service public trouve-t-elle écho dans la Doctrine sociale de l’Église?
Jean-Jacques Friboulet: L’enseignement social de l’Église l’aborde de manière plutôt indirecte en partant de la notion de bien commun. Il détermine cinq principes en la matière, qui sont: la dignité de la personne humaine, la destination universelle des biens, la subsidiarité, la solidarité et la participation. Certains de ces points sont certainement présents dans la notion de service public.
De quelle manière?
La vision de l’Église du bien commun est selon moi très juste : c’est quelque chose qui appartient à la fois à chacun et à l’ensemble. Cette idée va de pair avec celle des droits fondamentaux, qui fondent notamment la dignité humaine. Parmi ceux-ci on trouve le droit de vivre; ce qui implique la nourriture, l’eau et les soins de santé; le droit à l’éducation; mais également le droit à l’information, qui doit être fiable et de qualité.
"La destination universelle des biens est certainement compatible avec le service public"
De manière générale, le bien commun est hors de la rivalité: mon utilisation du bien commun ne t’en prive pas. La vaccination obligatoire ou le fait de savoir lire, écrire et compter profite à tous. Ce sont autant d’avantages fournis par le service public qui vont dans le sens d’un épanouissement de la personne et du collectif.
Il y aurait donc adéquation complète entre bien commun et service public?
Non. Certains services publics gèrent des domaines qui vont au-delà de ce que l’Église définit comme bien commun, qui recouvre ce qui est indispensable pour mener une vie digne. Je pense par exemple aux universités. Il n’existe pas de droit fondamental à avoir une éducation supérieure.
A quels autres endroits service public et enseignement chrétien se rejoignent-ils?
La destination universelle des biens est certainement compatible avec le service public. Alors que le secteur privé discrimine sur la base de l’argent, un service public est normalement accessible à tous. La solidarité est aussi présente dans le service public, dans le sens où cela permet aux plus vulnérables d’accéder au bien commun. Il est en cela un bon moyen de redistribuer les richesses et d’égaliser les chances.
Celui qui est bien portant paie pour le malade, celui qui a du travail paie pour celui qui s’en trouve dépourvu… Pour l’Église, le bien commun inclut cette justice sociale et le refus de l’individualisme.
Est-ce à dire que le service public est évangélique et que le secteur privé ne l’est pas?
Non, pas du tout. Il ne faut en aucun cas opposer les deux. Le secteur privé est nécessaire pour la création de marchandises que le service public ne peut pas offrir.
Mais Jésus met souvent en garde contre le pouvoir de l’argent…
L’argent est présent et nécessaire aussi bien dans les secteurs public que privé. L’argent en tant que tel et le fait de vouloir réaliser du profit ne sont pas selon moi des éléments anti-évangéliques. Je dirais que le danger – et sur ce point, je suis d’accord avec Marx – n’est pas la production de richesses mais l’accumulation du capital. La simple production de richesses ne peut pas être une fin en soi. Elle doit servir à la dignité humaine.
"Dans de nombreux cas, le service public a connu de sérieuses dérives"
L’argent est en outre nécessaire pour le développement du service public. Concernant les transports, par exemple, je trouve contreproductif de vouloir leur gratuité. Pour moi, c’est une démarche totalement démagogique. Si le but est de développer les transports publics, alors il faut s’en donner les moyens.
Le service public a-t-il tout de même des défauts?
Comme je l’ai dit, le public ne peut pas tout recouvrir, comme le voudraient certains, ni être réduit à peau de chagrin comme le souhaiteraient d’autres. Je reste malgré tout aristotélicien et pense que, comme dans tout, il y a une bonne mesure, un équilibre à trouver.
Je n’angélise pas le service public. Dans de nombreux cas, il a connu de sérieuses dérives. Il ne peut pas servir à engraisser financièrement les personnes qui y travaillent. Comme tous les autres secteurs, le public doit se conformer à des normes d’efficacité, de transparence et de probité. Des réformes et des économies peuvent lui être demandées. Il est toutefois contreproductif de réaliser des coupes qui lui enlèveraient les moyens d’accomplir sa mission.
Vous parlez d’efficacité, mais le service public est-il un système réellement viable à long terme?
L’existence du service public fait consensus aujourd’hui chez les économistes. C’est son extension qui est disputée suivant les sensibilités. La question de l’efficacité n’est pas seulement financière, elle se définit selon ce que l’on veut obtenir, sur le rapport entre les moyens et les résultats. Cela n’a rien à voir avec le public ou le privé. Un hôpital «efficace» serait-il un hôpital qui maximise ses profits mais d’où l’on ressort sans avoir été guéri?
Pourquoi le service public est-il aujourd’hui spécialement mis sous pression?
Il y a toujours eu une concurrence objective entre les secteurs privé et public. Ce qui va dans la poche de l’un ne va pas dans la poche de l’autre. Donc les forces libérales sur le plan économique ont tenté de tout temps de rétrécir le service public.
"La production, le commerce, c’est aussi une rencontre"
Au-delà, sans doute que les évolutions technologiques et sociologiques brouillent la juste perception du service public dans la population.
Que voulez-vous dire?
D’une manière générale, nous nous éloignons d’une culture de la rencontre. Les bulles informationnelles où nous nous mettons ne nous incitent pas à aller vers l’autre, à lui parler, à tenter de comprendre son point de vue. Nous sommes dans un choix infini de consommation où nous oublions que, derrière le présentoir ou derrière l’écran, des gens ont travaillé pour nous offrir tel ou tel bien. Nous achetons les choses par internet, tout devient très abstrait. Alors que la production, le commerce, c’est aussi une rencontre.
"Nous sommes trop bien nourris, trop bien assurés, certains que rien ne peut nous arriver et que nous n’avons besoin de rien"
Pour l’Église, l’humain est un être social. Dieu nous appelle constamment à être en relation, avec Lui, avec les autres. Mais le vivre-ensemble suppose des relations qui se construisent. Et c’est une dimension que le service public nous apporte aussi. Nous ne sommes souvent pas conscients de tout ce que nous avons à perdre avec son affaiblissement.
L’individualisme serait donc une menace pour le service public?
Nous avons oublié que nous avons besoin des autres. Nous sommes trop bien nourris, trop bien assurés, certains que rien ne peut nous arriver et que nous n’avons besoin de rien. Nous avons de la peine à nous rendre compte que tout n’est pas acquis pour de bon, que la démocratie, l’État de droit, le service public, ont une histoire, qu’ils ne sont pas arrivés du jour au lendemain. Moi, je me retrouve heureux d’avoir la possibilité, le 8 mars prochain, de donner mon avis sur des sujets aussi importants pour la Suisse.
Cette idée latente que nous n’avons pas vraiment besoin les uns des autres sape le vivre-ensemble. On entend de plus en plus de discours de personnes qui se sont «faites toutes seules». Mais cela est une complète illusion. En fait, la personne qui dit cela oublie qu’elle a pu naître et grandir grâce à la collectivité, qu’elle a reçu une éducation de base fournie par un service public. Nous sommes tous redevables et responsables les uns des autres. C’est le message que l’Église répète depuis des décennies mais qui peine à se faire entendre. (cath.ch/rz)
Jean-Jacques Friboulet est né en 1949 à Dijon. En 1958, il est victime d’un grave accident à la jambe dont il subira toute sa vie les séquelles. Il se marie en 1970. En 1983, il réalise un doctorat sur l’économie de l’éducation. II est nommé en 1984 maître de conférences à l’Université de Bourgogne, et en 1989 professeur ordinaire à l’Université de Fribourg, où il crée en 1995 le cours d’économie du développement. Entre 2002 et 2008, il s’acquitte de plusieurs missions en Afrique de l’Ouest et centrale. Il part à la retraite en 2014.
Jean-Jacques Friboulet est un spécialiste reconnu de l’économie du développement et de l’histoire de la pensée et des faits économiques. Il s’est engagé depuis le début de sa carrière dans la promotion de l’enseignement social de l’Église. Il est l’auteur d’ouvrages de référence tels que La naissance de l’économie moderne. XIIIe-XXe siècles. Il poursuit aujourd’hui sa réflexion notamment à travers des chroniques régulières sur cath.ch. RZ
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