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    Blog Vivre avec l’horizon de la Résurrection

    Publié le : 17/03/2025 à 13:08

    Marie Larivé Marie Larivé

    Méditation de Carême (2)

    La hâte traverse donc l’Évangile et, en quelque sorte, s’en échappe. Elle continue son chemin alors que la fin de l’Évangile est comme suspendue. Que se passera-t-il ensuite? La hâte contaminera-t-elle les nouveaux disciples du Christ? Et comment?

    Chez Luc, l’Évangile se conclut en nous disant que les disciples «retournèrent à Jérusalem en grande joie. Ils étaient sans cesse à bénir dans le Temple» (24, 52-53). Chez Marc, la hâte se fait davantage sentir encore en se concluant de cette façon: «Ils s’en allèrent proclamer partout l’Évangile» (Mc 16, 20). C’est une hâte renouvelée par l’événement de la Résurrection. Auparavant, c’est Jésus surtout qui portait la hâte dans ses paroles et ses actions. Après la résurrection, cette hâte est transmise et renouvelée par les disciples. On la sentira ensuite dans les Actes des Apôtres (qui est la suite de l’histoire) et la fébrilité des premiers temps du christianisme.

    Pour ce temps de Carême 2025, cath.ch propose une série de méditations hebdomadaires de la théologienne Marie Larivé

    “À la résurrection, ce qui avait été annoncé a été réalisé, l’absurdité de la mort n’est plus”

    La Résurrection est venue donner un sens à la hâte. La mort n’a pas vaincu, la parole de vie démontre sa puissance. «Pourquoi cherchez-vous le Vivant parmi les morts? Il n’est pas ici, il est ressuscité» (24, 5). Il s’est passé quelque chose d’extraordinaire. Quelque chose d’extraordinaire mais contenu dans un écrin étonnamment ordinaire. Jésus était mort, il est ressuscité. Et le voilà qui se présente de cette façon à ses amis.

    La hâte n’est plus le pressentiment de ce qui vient, l’urgence devant l’inattendu. À la résurrection, ce qui avait été annoncé a été réalisé, l’absurdité de la mort n’est plus. Elle est la certitude pressante que la mort ne l’emporte pas, qu’un autre horizon est possible. Cette hâte nouvelle, donc, est celle qui nous met en mouvement, qui nous fait croître, nous fait tendre vers l’assurance de cette vie à profusion à laquelle nous désirons participer.

    Affirmer la résurrection peut nous mettre un peu mal à l’aise. Il y a un côté que l’on imagine folklorique, on ne sait pas bien quels sont ses contours, elle ne correspond pas à nos connaissances rationnelles. Pourtant, «si le Christ n’est pas ressuscité, notre proclamation est sans contenu, votre foi aussi est sans contenu», écrit saint Paul (1 Co, 15, 14).

    “Il faut toujours retourner à l’intérieur de soi pour y retrouver l’horizon de la résurrection”

    Cela peut sembler un peu écrasant. Mais peut-être est-il plus facile alors de chercher en nous ce qu’elle suscite, là où le désespoir s’estompe. Cette découverte est à l’image de la phrase de Camus. Lui qui fut plutôt partisan de l’absurdité, met, je trouve, les mots justes sur cet horizon de la Résurrection: «Au milieu de l’hiver, j’apprenais enfin qu’il y avait en moi un été invincible.» Il faut toujours retourner à l’intérieur de soi pour y retrouver l’horizon de la résurrection. Pour y puiser la certitude de la résurrection et laisser sa joie nous envahir.

    La hâte qui germe de cette certitude est celle de vivre avec cette perspective: un jour nous ressusciterons et notre vie n’est absolument pas insignifiante. Nous sommes rendus capables de vivre à hauteur d’éternité. Je me souviens de cet auteur que j’avais édité il y a quelques années. Ses parents avaient fait graver sur leur tombe: «un jour, nous ressusciterons». Ils clamaient, sans fard, à tous les visiteurs de leur tombe, cette conviction et cette hâte!

    Marie Larivé

    17 mars 2025

    https://www.cath.ch/blogsf/la-hate-existentielle-de-levangile/