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    Évangile du dimanche Évangile de dimanche: changer de regard

    Publié le : 11/07/2025 à 19:00

    Pierre Emonet Pierre Emonet

    Le docteur de la Loi a-t-il voulu tendre un piège à Jésus ? Le texte de l’Évangile le laisse entendre. En réponse à sa question, cet homme attend de Jésus une recette, une liste de choses à faire ou à ne pas faire pour plaire à Dieu et aller en paradis. Sans tomber dans le piège de la casuistique, Jésus se contente de le renvoyer à la Loi dont il est un spécialiste.

    L’homme connaît son sujet, aussi sa réponse est-elle correcte. Il ne lui reste plus qu’à passer de la théorie à la pratique, conclut Jésus. Ce qui n’est pas si évident pour le théoricien de la Loi. Si l’amour de Dieu ne lui pose pas trop de problème, par contre, lorsqu’il s’agit du prochain en chair et en os la mise en œuvre est moins aisée. D’où sa question pour se justifier : qui est mon prochain ? Plutôt que de se lancer dans une explication théorique, Jésus lui propose un petit récit, l’histoire du Bon Samaritain, qui va lui en dire beaucoup plus qu’aucun cours de théologie morale.

    "Concitoyen ou étranger... sa seule identité est d’être un homme en détresse"

    Un blessé gît au bord du chemin. Peu importe sa nationalité ou sa religion. Concitoyen ou étranger, coreligionnaire ou hérétique, saint ou truand, sa seule identité est d’être un homme en détresse. N’en demandez pas plus ! Par contre le prêtre et le lévite qui suivent le même itinéraire sont deux personnages bien typés, des membres du clergé, des professionnels du culte et de la Loi, des notables qui enseignent aux autres le chemin du salut et sont supposés donner le bon exemple.

    Par fidélité à la Loi qui déclare impur celui qui touche le corps d’un homme qui meurt (Nb 19,11-13), les deux hommes de Dieu se gardent bien de s’approcher de celui qui agonise sur leur route. Pour eux, leur intégrité passe avant tout, aussi changent-ils prudemment de trottoir. Sans doute avec bonne conscience.

    Par chance pour la victime, passe un Samaritain, un étranger, de surcroît un hérétique à éviter, qui ignore l’autorité de la Loi. Contrairement aux professionnels de la religion, saisi de compassion à la vue du blessé, l’homme lui prodigue aussitôt les premiers soins, le prend en charge, le conduit à l’auberge et s’inquiète pour la suite.

    "Tout hérétique qu’il soit, ce Samaritain est présenté comme une image de Dieu"

    Le récit ne manque pas de mentionner qu’à la vue du blessé le Samaritain fut « saisi de compassion ». Le texte original de l’Évangile est beaucoup plus fort. Il souligne qu’à la vue du blessé l’homme a été « ébranlé jusque dans ses entrailles », un verbe ordinairement réservé pour caractériser la miséricorde divine et la réaction de Jésus face à la souffrance humaine. Tout hérétique qu’il soit, ce Samaritain est donc présenté comme une image de Dieu.

    Dans sa réponse au docteur de la Loi qui se demandait comment reconnaître son prochain, Jésus inverse la perspective. Ne cherche pas à découvrir ton prochain autour de toi. Change la direction de ton regard. Mets-toi à la place de l’autre, et demande-toi de qui tu es proche : c’est toi le prochain de tout homme.

    Pierre Emonet SJ | 11 juillet 2025

    Lc 10,25-37

    En ce temps-là,
    un docteur de la Loi se leva
    et mit Jésus à l’épreuve en disant :
    « Maître, que dois-je faire
    pour avoir en héritage la vie éternelle ? »
    Jésus lui demanda :
    « Dans la Loi, qu’y a-t-il d’écrit ?
    Et comment lis-tu ? »
    L’autre répondit :
    « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu
    de tout ton cœur, de toute ton âme,
    de toute ta force et de toute ton intelligence,
    et ton prochain comme toi-même.
    »
    Jésus lui dit :
    « Tu as répondu correctement.
    Fais ainsi et tu vivras. »
    Mais lui, voulant se justifier,
    dit à Jésus :
    « Et qui est mon prochain ? »
    Jésus reprit la parole :
    « Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho,
    et il tomba sur des bandits ;
    ceux-ci, après l’avoir dépouillé et roué de coups,
    s’en allèrent, le laissant à moitié mort.
    Par hasard, un prêtre descendait par ce chemin ;
    il le vit et passa de l’autre côté.
    De même un lévite arriva à cet endroit ;
    il le vit et passa de l’autre côté.
    Mais un Samaritain, qui était en route, arriva près de lui ;
    il le vit et fut saisi de compassion.
    Il s’approcha, et pansa ses blessures
    en y versant de l’huile et du vin ;
    puis il le chargea sur sa propre monture,
    le conduisit dans une auberge
    et prit soin de lui.
    Le lendemain, il sortit deux pièces d’argent,
    et les donna à l’aubergiste, en lui disant :
    ‘Prends soin de lui ;
    tout ce que tu auras dépensé en plus,
    je te le rendrai quand je repasserai.’
    Lequel des trois, à ton avis, a été le prochain
    de l’homme tombé aux mains des bandits ? »
    Le docteur de la Loi répondit :
    « Celui qui a fait preuve de pitié envers lui. »
    Jésus lui dit :
    « Va, et toi aussi, fais de même. »