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    Évangile du dimanche Évangile de Dimanche: Après l’Étoile, la nouvelle naissance

    Publié le : 10/01/2025 à 18:00

    Michel Fontaine Michel Fontaine

    Laissons-nous questionner par le baptême de Jésus… pour mieux comprendre le nôtre. C’est vrai que notre tissu social et religieux est différent de celui de Jésus… et pourtant nous sommes devant les mêmes enjeux spirituels, existentiels, voire identitaire.

    A l’époque de Jésus, dans le monde juif, l’identité d’un être humain ne se réalise que dans sa manière de répondre à l’appel de Dieu. Cela explique l’attente du peuple à l’égard de Jean le Baptiste: qui est-il? N’est-il pas le Christ?

    "Jésus est l’un de nous, intimement lié à nos inquiétudes"

    Cela nous aide à faire un premier constat: Une fidélité à la tradition mais aussi une ouverture à répondre au dynamisme et à la fécondité de la vie qui est pour Jésus, la réponse à la volonté du Père: «convertissez-vous». Jésus est l’un de nous, intimement lié à nos inquiétudes, nos doutes, nos appels, nos désirs, à cette quête du vrai et du sens.

    De ce premier constat, Luc en quelques mots nous en dit plus. En effet, Jésus en venant se faire baptiser dans la suite de la foule se met aussi dans une attitude de précédence à l’égard du Père: «Après avoir été baptisé lui aussi, Jésus priait». C’est le premier message. Reconnaître la précédence de Dieu en toute chose.

    "Cette investiture est celle du Fils, du Messie dans sa puissance divine… mais aussi celle du Serviteur, celle du Frère, celle de l’Ami"

    Vient ensuite la révélation profonde de Jésus qui se réalise au bord du Jourdain. Nous passons de la connaissance historique du Salut proposée par le baptême de Jean à une voix venant du ciel: «Toi tu es mon fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie». Par cette Parole, le divin se révèle. Tout change. Tout bascule. Cette investiture est, bien sûr, celle du Fils, du Messie dans sa puissance divine… mais attention, c’est aussi celle du Serviteur, celle du Frère, celle de l’Ami.

    Le baptême de Jésus est le signe d’un commencement, d’une nouvelle naissance, de la proposition d’un chemin qui ne cesse désormais de s’offrir à nous. C’est le deuxième message de cet évangile: celui de nous renvoyer au sens profond de notre baptême dont la Source est le Christ serviteur.

    "Le Christ a donc reçu le baptême par avance, pour que les peuples chrétiens prennent sa suite"

    Écoutons Saint Maxime de Turin (évêque de la fin du 4è siècle) qui nous rappelle ce lien: «Le Christ est baptisé non pas pour être sanctifié par l’eau, mais pour sanctifier lui-même l’eau (…); La source est purifiée pour que dorénavant, la grâce du baptême soit administrée aux peuples à venir. Le Christ a donc reçu le baptême par avance, pour que les peuples chrétiens prennent sa suite avec confiance.» (Sermon de Maxime de Turin pour l’Épiphanie).

    Frères et sœurs, notre humanité aussi fragile soit-elle parfois, n’est-elle pas le lieu du partage avec celles et ceux qui cherchent aussi la Lumière dans leur existence?

    La grâce de notre baptême, inscrite en nous depuis les eaux du Jourdain, est le lieu de cette espérance à partager et qui rejoint tout être humain dans sa quête de savoir qui il est. A nous d’en vivre et d’en témoigner, au travers de ce que nous sommes en vérité. Alors notre chemin s’éclairera pour que nous « devenions en espérance héritiers de la vie éternelle » comme nous le rappelle l’apôtre Paul.

    Frère Michel Fontaine OP | Vendredi 10 janvier 2024

    Lc 3, 15-16.21-22

    En ce temps-là,
        le peuple venu auprès de Jean le Baptiste était en attente,
    et tous se demandaient en eux-mêmes
    si Jean n’était pas le Christ.
        Jean s’adressa alors à tous :
    « Moi, je vous baptise avec de l’eau ;
    mais il vient, celui qui est plus fort que moi.
    Je ne suis pas digne de dénouer la courroie de ses sandales.
    Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu. »

        Comme tout le peuple se faisait baptiser
    et qu’après avoir été baptisé lui aussi, Jésus priait,
    le ciel s’ouvrit.
        L’Esprit Saint, sous une apparence corporelle, comme une colombe,
    descendit sur Jésus,
    et il y eut une voix venant du ciel :
    « Toi, tu es mon Fils bien-aimé ;
    en toi, je trouve ma joie. »